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    Régions

    «Les conseils n’exercent pas leurs prérogatives»!

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4992 Le 30/03/2017 | Partager
    L’Association des présidents des régions critique la lenteur du transfert des compétences
    Ces collectivités déplorent l’absence d’une coordination entre les entités déconcentrées
    Manque de convergence des plans d’action des régions
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    Abdessamad Sekkal, président de la région de Rabat et vice-président de l’Association marocaine des présidents des régions. Nizar Baraka, président du CESE. Le contenu de la régionalisation ne se traduit pas assez vite sur le terrain (Ph. Bziouat)

    Comment renforcer les synergies entre les villes et les régions? Une problématique qui se pose avec acuité, depuis l’entrée en vigueur de la loi sur la régionalisation avancée. Elle était au centre des débats lors d’un séminaire organisé par le Conseil économique, social et environnemental, organisé mardi dernier à Rabat. L’implémentation de la nouvelle approche régionale intervient dans un contexte d’urbanisation effrénée, puisqu’on prévoit qu’à l’horizon 2030, près de 65% de la population marocaine sera citadine, comme l’a rappelé Nizar Baraka, président du CESE.

    D’où l’importance de «mieux coordonner les interactions entre les régions, les provinces et les villes», a-t-il dit. Pour lui, «nous ne pouvons pas concevoir le développement régional sans avoir à l’esprit toutes ces interdépendances et interconnexions, notamment lors de l’élaboration des schémas régionaux d’aménagement du territoire, des plans de développements régionaux, des plans d’aménagement côtiers ou unifiés…». C’est décisif pour assurer «un développement harmonieux des infrastructures sociales et des services, en vue de contribuer à la création d’emplois, des richesses et favoriser le bien-être des populations», a expliqué, pour sa part, Marie Françoise Marie-Nelly, directrice du département Maghreb de la Banque mondiale.

    Or, jusqu’à aujourd’hui, les nouvelles régions semblent en difficulté et n’arrivent pas à atteindre la vitesse de croisière. Nous l’avons souligné à plusieurs reprises sur nos colonnes: les présidents de ces collectivités territoriales déplorent les cafouillages des premiers mois de mise en œuvre de la régionalisation avancée. Pour Abdessamad Sekkal, président de la région de Rabat et vice-président de l’Association marocaine des présidents des régions, ces collectivités «n’exercent toujours pas leurs prérogatives». Il a pointé «la lenteur du processus de transfert des compétences vers les régions».

    La relation entre l’administration centrale et les collectivités territoriales semble également freiner l’élan de la régionalisation. «Le pouvoir est dispersé entre les différentes entités, en l’absence d’un acteur pour coordonner les actions», selon le vice-président de l’Association marocaine des présidents des régions. Résultat: un chevauchement des compétences. D’où l’importance de l’accompagnement de ce chantier par celui de la déconcentration.

    Au niveau opérationnel, les conseils régionaux sont appelés à préparer leurs programmes de développement. Le lancement de cette opération a coïncidé avec la période électorale. «Ce qui rend difficile que leur contenu soit respecté», a estimé Sekkal. Il a également mis l’accent sur la faible coordination entre les régions. Chacune «y va à sa manière, limitant ainsi la convergence des plans d’action adoptés».

    Des mesures insuffisantes

    Les ressources financières et humaines sont les deux principaux handicaps pointés par les dirigeants des collectivités locales. Mohamed Yassine Daoudi, vice-président de l’Association marocaine des présidents des communes, a plaidé en faveur d’une revalorisation des budgets accordés à ces conseils. Cela devra s’accompagner, selon lui, d’une mise à niveau de la fiscalité locale. Aujourd’hui, l’essentiel des taxes locales sont prélevées sur les terrains non bâtis ou sur les opérations d’autorisation de construire et de lotir. Daoudi a également appelé à une meilleure coordination entre les communes et les régions. Ces dernières doivent être «plus à l’écoute des besoins des conseils communaux», a-t-il dit.

     

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