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Analyse

Filière cactus: Une mine d'or plombée par l'amateurisme

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4986 Le 22/03/2017 | Partager
Les produits dérivés rapportent gros: son huile utilisée en cosmétique est à 10.000 DH/l
La superficie cultivée a triplé en 20 ans, de 50.000 à 150.000 ha, sécheresse aidant
Perte de récoltes, valorisation, commercialisation, coopératives... la restructuration urgente
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La plante représente un créneau économique salvateur pour les populations rurales. Si la filière s'outille et s’organise, une large déclinaison de produits agroalimentaires, cosmétiques et pharmaceutiques à haute valeur ajoutée est possible (Ph. M. Ibars)

Le cactus va bien aux terres marocaines. Résistant à la sécheresse, luttant contre l’érosion des sols et améliorant leur fertilité, il s’inscrit parfaitement dans une agriculture durable des régions arides et semi arides. Il contribue à l’alimentation de l’homme et du bétail. Sa culture demande peu d’investissements, moins que la céréaliculture, pour un rendement plus élevé que les autres cultures traditionnelles. La plante représente aussi un créneau économique salvateur pour les populations rurales. En effet, on peut en tirer des produits agroalimentaires, cosmétiques et pharmaceutiques à haute valeur ajoutée. De 50.000 ha de cactus au Maroc en 1998, sa superficie est aujourd’hui de près de 150.000 ha.

Si les périodes successives de sécheresse ont participé à cette extension, son développement est surtout porté par les agriculteurs, les établissements agricoles et la direction des Eaux et forêts qui étendent les plantations. Le projet en vaut la peine. Economiquement parlant, le cactus peut rapporter gros via l’industrie cosmétique. Son huile, un super antirides, se vend autour de 10.000 DH le litre. La promesse est donc belle d’autant que la demande progresse autant que la popularité de ses vertus. Alors pour ne plus, comme par le passé, perdre près de la moitié des récoltes, et donc des opportunités d’emplois, faute d’outils de conservation, le développement de la filière mise sur la multiplication d’unités modernes de valorisation.

Le secteur privé étant sollicité dans ce domaine. Étendre le nombre d’hectares plantés est un volet maîtrisé. Le gros du travail est d’organiser les productions, améliorer les circuits de commercialisation et la diversification commerciale. Un encadrement des organisations professionnelles est alors nécessaire pour une meilleure gestion des unités et pour assurer leur pérennisation.

De belles perspectives donc pour de nombreux agriculteurs, et particulièrement pour les femmes qui peuvent ici agir en coopératives et saisir cette manne génératrice de revenus. D’autres activités peuvent se greffer, et donc multiplier les opportunités, comme l’apiculture, les abeilles étant particulièrement friandes des fleurs d'Opuntia. En tout cas, la recherche est à l’oeuvre pour accompagner le développement de la filière cactus. Aspect génétique, sélection et obtention de variétés nationales performantes, techniques de conservation après récolte ou travaux sur la cochenille du cactus sont les grandes lignes du programme scientifique.

 

 

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