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    Evénement

    Union africaine: Le Maroc retrouve son siège

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4950 Le 31/01/2017 | Partager
    La demande d’admission approuvée par une majorité confortable
    Alpha Condé président de l’UA, et à la surprise générale, Abdelaziz Bouteflika vice-président
    Dlamini Zuma cède son fauteuil au Tchadien Moussa Faki Mahamat
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    En dépit des manœuvres des adversaires du Maroc, la demande d’admission a été approuvée hier dans la soirée, grâce à la mobilisation de la diplomatie marocaine, avec l’implication active du Souverain, qui a multiplié les rencontres avec les chefs d’Etats la veille de l’Assemblée générale de l’UA, comme ici, avec le nouveau président de l’UA, Alpha Condé (Ph. MAP)

    C’est fait, le Maroc retrouve son siège à l’Union africaine. La demande d’admission du Maroc a été approuvée à une majorité confortable. Mais avant cette victoire, une rude bataille diplomatique s’est déroulée dans les couloirs de l’UA. La tension était à son comble dans la matinée à Addis-Abeba. Les adversaires du Maroc ne rataient aucune occasion pour entraver son retour à l’Union africaine. Nkosazana Dlamini Zuma, présidente sortante de la Commission de l’UA, n’a ménagé aucun effort pour bloquer ou du moins retarder l’admission du Maroc. Rabat dispose du «soutien inconditionnel» d’une quarantaine d’Etats sur les 54 membres de cette Organisation.

    Ce qui semble déranger les adversaires du Maroc, très au fait des mécanismes de fonctionnement de l’UA, qui ont ouvert un nouveau champ de bataille, notamment sur le plan juridique. Une dizaine de pays, menés par l’Algérie et l’Afrique du Sud, avaient sollicité l’avis du Conseil juridique de cette Organisation. Les arguments présentés par cette coalition reprennent les questions de «la situation des droits de l’homme au Maroc» et la présence dans les provinces du Sud. Cette manœuvre, qui ne correspond à aucune disposition de l’article 29 de l’Acte constitutif de l’UA, vise essentiellement à freiner le processus d’adhésion du Maroc. Dans les coulisses, une rude bataille diplomatique est en cours. Le Souverain, présent à Addis-Abeba, est en première ligne. Dimanche soir, le Roi a organisé un dîner officiel, en plus de réunions avec plusieurs chefs d’Etats africains, dont le président guinéen, Alpha Condé, qui a été élu président de l’Union africaine.

    Celui-ci, a insisté lors du premier discours suivant son investiture, sur l’importance de «renforcer l’unité du continent et renforcer l’intégration de ses peuples». Or, les manœuvres du groupe d’Etats mené par Alger et Pretoria, semble servir une autre cause que l’unité africaine. En témoigne la lutte farouche pour empêcher le retour du Maroc à cette institution panafricaine. Au moment où les pays du continent se penchent sur les modalités de redynamisation de l’UA, ce groupe a réussi, à la surprise générale, à faire élire Abdelaziz Bouteflika, vice-président de cette Organisation. Surtout que le président algérien est souffrant. Ses apparitions publiques dans des activités officielles en Algérie sont très rares durant les dernières années. Une situation à contre-pied de l’ambition de réforme de cette organisation, dont les grandes lignes devaient être exposées par le président du Rwanda, Paul Kagame.

    Quoi qu’il en soit, en dépit des coups bas, l’examen de la réadmission du Maroc, prévue initialement la matinée, a été décalée à hier après-midi. C’est lors de cette réunion que les chefs d’Etat devaient se prononcer sur les questions soulevées par le groupe de pays conduits par l’Algérie et l’Afrique du Sud, après avoir échoué à avoir un argument sérieux contre la candidature marocaine. En théorie, il s’agit d’une procédure formelle, consistant à vérifier si le demandeur d’adhésion disposait de la majorité nécessaire. Mais l’examen du dossier, demandé suite à la saisine du Conseil juridique, avait pour objectif de donner la parole aux représentants des pays hostiles au retour du Maroc.

    Si Rabat dispose d’une large majorité pour approuver son retour à cette institution, les adversaires veulent l’empêcher de siéger lors de cette session. C’est ce qui ressort des positions affichées par Dlamini Zuma, qui a cédé son siège à la tête de la Commission de l’UA, au Tchadien Moussa Faki Mahamat.  Or, il s’agit simplement de manœuvres, inventant  de nouvelles conditions procédurales. Dans les faits, rien n’empêche la délégation marocaine de siéger au Sommet, immédiatement après l’approbation de la demande d’adhésion, comme cela est prévu par l’article 29 de l’Acte constitutif ainsi que par la jurisprudence de cette Organisation.

    Survie

    Si les adversaires du Maroc s’acharnent pour bloquer son retour à l’Union africaine, c’est qu’il s’agit d’une question de survie pour le Polisario, soutenu par l’Algérie et l’Afrique du Sud. L’approbation de la demande du Maroc par une majorité des Etats membres, comme cela a été acté par la présentation de leurs positions lors d’une réunion à huis clos, montre le poids du Royaume sur le continent. Une fois la bataille d’admission achevée, un autre bras de fer sera mené. Il concerne la légalité de la présence du Polisario, ne présentant aucun critère d’un Etat, au sein de cette Organisation. Pour l’instant, aucune disposition dans l’Acte constitutif de l’UA ne prévoit l’exclusion d’un membre. Mais les statuts peuvent être amendés. Les adversaires du Maroc en sont conscients. D’où leurs manœuvres de blocage, notamment en brandissant certaines dispositions de la Constitution marocaine, comme l’article 42, relatif à «l’intégrité territoriale du Royaume dans ses frontières authentiques».

     

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