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    Economie

    Croissance: Merci la météo!

    Par Franck FAGNON | Edition N°:4937 Le 12/01/2017 | Partager
    BMI Research prévoit 4,3% en 2017 grâce au rebond du PIB agricole
    Tourisme: Russes et Chinois pour sauver l’année?
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    Le rebond de la croissance agricole et l’amélioration des revenus des ménages devraient améliorer la demande adressée aux entreprises en 2017. Malgré l’atonie de l’activité dans la zone euro, 13 milliards de DH de débouchés supplémentaires s’ouvriront aux exportateurs sur ces marchés

    Après le 4% de la Banque mondiale, BMI Research, la filiale de Fitch Group, pronostique une hausse de 4,3% du PIB du Maroc en 2017. Les prévisions d’autres institutions dont Bank Al-Maghrib (4,2%) ne sont pas éloignées. La loi de finances 2017, qui n’a toujours pas été votée, a été bâtie sur l’hypothèse d’une croissance de 4,5%. Comparée aux grandes économies africaines et du Moyen-Orient, la croissance marocaine sera de meilleure facture. Mais le score en lui-même reste relativement faible pour une économie pré-émergente.

    Le redressement de l’activité attendu est essentiellement imputable à un retour à la normale de la campagne agricole après une production 2016 contrariée par les aléas climatiques. D’une année à l’autre, la valeur ajoutée agricole passerait d’une contre-performance de 10% à une hausse du même acabit. Le secteur primaire représente 15% du PIB mais pèse près de 40% de l’emploi. La contraction de la production agricole en 2016 et la baisse des revenus des ménages ruraux ont contribué au ralentissement de la consommation des ménages, l’un des moteurs traditionnels de la croissance.

    La reprise en 2017 devrait soutenir le pouvoir d’achat des ménages. Le regain de la demande adressée aux entreprises permettra d’améliorer de 0,8 point le rythme de la croissance non agricole à 3,4%. Au regard des investissements colossaux engagés dans la transformation de l’économie, ce résultat semble moyen. Il faudra patienter encore quelques années pour apprécier l’impact de ces efforts sur la croissance de même que le travail de diversification de l’offre et des marchés d’exportation du Maroc. Pour l’heure, le pays demeure fortement dépendant de la conjoncture en Europe.

    La situation économique ne connaîtra pas de réelle amélioration en 2017 avec une croissance qui va stagner à 1,6%. En outre, les élections en France, en Allemagne ou encore aux Pays-Bas cette année, de même que la remontée des taux américains et le dollar fort pourraient peser sur l’évolution de l’activité. Cela dit, il y aura des opportunités pour les exportateurs marocains. Euler Hermès table sur une demande additionnelle de l’ordre de 20 milliards de DH en 2017 dont la moitié en provenance de l’Espagne et de la France. Les secteurs agroalimentaire, textile et chimie seraient les principaux bénéficiaires.

    Par ailleurs, malgré une stagnation des arrivées, les recettes touristiques marquaient une hausse de 4% à 59 milliards de DH à fin novembre (sur un an). Malgré sa stabilité, le Maroc souffre des turbulences dans la région et de l’effet d’assimilation. «La menace terroriste et l’instabilité politique dans la région Mena continueront à dissuader les touristes européens. En revanche, la stabilité du Maroc et la forte croissance des arrivées de touristes chinois et russes assureront une croissance modeste de l’industrie du tourisme», analyse BMI Research.

     

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