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    Société

    «La maison des cigognes» à Marrakech joue la carte sociale

    Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4935 Le 10/01/2017 | Partager
    Un lieu dédié à la culture vivante au Maroc
    Les habitants du quartier, les 1ers bénéficiaires
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    Dar Bellarj à Marrakech multiplie les initiatives sociales et culturelles. A la fois résidence d’artistes marocains et étrangers, espace public de la parole, de nombreuses expositions y sont également présentées tout au long de l’année (Source: Dar Bellarj)

    C’est un lieu que l’on visite mais dont on parle trop peu. Pourtant, Dar Bellarj à Marrakech multiplie les initiatives sociales et culturelles. Idéalement située près de la medersa Ben Youssef et le Musée de Marrakech, cette Maison des cigognes voit défiler de nombreux touristes. Mais ce sont les habitants du derb Zaouiat Lahdar qui en profitent le plus.

    En effet, les femmes y sont régulièrement associées aux ateliers avec un seul mot d’ordre: la transmission. Des temps d’échange et de création qui se diffusent au sein même des familles. Des activités permanentes ou des propositions ciblées comme pour «artisan sans cataracte». Ici, la fondation Dar Bellarj, l’association Albassar, la fondation Abury et 2 artistes-photographes, Thomas Rusch et Ilyass Triba, se sont réunis autour d’artisans marrakchis atteints de cataracte pour leur permettre de retrouver la vue et ainsi perpétuer leur savoir-faire sans entrave. Voilà l’esprit du lieu fondé par Susanna Biedermann, qui favorise le rapprochement de projets croisant les actions solidaires et les enjeux artistiques ou scientifiques.

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    A la fois résidence d’artistes marocains et étrangers, espace public de la parole autour d’une réflexion collective et citoyenne, à Dar Bellarj, on profite également de très belles expositions. Jusqu’en septembre 2017, les «tracés nomades – voyages à travers les écritures» sont à l’honneur. Un rendez-vous proposé par Huda Smitshuijzen AbiFarès de la Khatt Foundation à Amsterdam. L’occasion d’une réflexion sur l’importance du rôle joué par la typographie et les écritures à travers les âges, mettant en vedette les œuvres d’artistes tels que Zineb Triki, Amine Bendriouich, Laurent Mareschal, Margherita Abi Hanna et Brahim Boucheikha.  

    Petit rappel historique. Selon l’historien Hamid Triki, la fondation Dar Bellarj est construite sur des fondations datant de l’époque des Almoravides (XIe et XIIe siècle). Son sous-sol témoigne du véritable niveau de la ville à cette époque. Sa mitoyenneté avec la mosquée Ben Youssef, bien plus vaste à l’origine, et les similitudes d’éléments architecturaux portent à penser que Dar Bellarj était dans le prolongement de celle-ci. Dans les années 30, le lieu devient le riad «Dar Reghay», construit par un riche notable de la ville, mais jamais habité et laissé à l’abandon. Vers 1950, le riad est repris et transformé en école pendant 35 ans, avant d’être de nouveau vide et abandonné, jusqu’à son acquisition en 1998 par Susanna Biedermann et Max Aliot.

     

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