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    Les banques espagnoles plus robustes

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4930 Le 03/01/2017 | Partager
    Meilleure qualité des actifs et solidité des fonds propres
    Moins de créances douteuses
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    La banque espagnole Banco Santander, l’une des deux premières de la zone euro, a abaissé récemment son objectif de rentabilité en raison de la détérioration des perspectives après le Brexit. Le Royaume-Uni constitue son premier marché (Ph. AFP)

    Le secteur bancaire espagnol est désormais plus sain. Ceci est dû à une meilleure qualité des actifs, à la solidité des fonds propres et des positions de financement ainsi que la réduction de la dette. Les résultats des grandes banques lors des derniers tests de résistance de l’Autorité bancaire européenne (EBA) ont été satisfaisants.
    Depuis la crise, la part des créances douteuses dans le bilan des banques s’est largement réduite. Au deuxième trimestre 2016, elle était de 6%, légèrement au-dessus de la moyenne européenne (5,4%), mais bien en-deçà de l’Italie (16,4%), du Portugal (20%) ou de la Grèce (47%). Fin novembre, la Banque d’Espagne a dénombré 9,2% de prêts douteux, contre 13,6% fin 2013. La baisse devrait se poursuivre d’ici à 2018, grâce aux conditions macroéconomiques favorables. La Banque d’Espagne a revu légèrement en hausse sa prévision de croissance du PIB pour 2017, à 2,5%. Le FMI, qui table sur 2,3% de croissance, a demandé à Madrid de poursuivre ses efforts budgétaires. Les conditions pour accorder des crédits sont désormais bien plus strictes. Malgré la légère reprise du marché immobilier en 2015, les saisies immobilières des banques continuent à dépasser le volume de biens qu’elles parviennent à vendre, de l’avis de Moody’s. L’agence évalue à 350 milliards d’euros le montant des actifs toxiques encore aux mains des banques. Après l’éclatement de la bulle immobilière, le secteur bancaire espagnol s’est retrouvé en possession de milliards d’euros de prêts que les emprunteurs n’étaient plus en mesure de rembourser. Les pays de la zone euro ont utilisé les fonds d’assistance financière, le Fonds européen de stabilité financière et le mécanisme européen de stabilité, pour aider l’Espagne à reconstruire son secteur bancaire en difficulté. Grâce à l’aide de l’Europe et aux conseils du FMI, le pays a pu alimenter ses banques viables avec des fonds suffisants pour leur permettre d’octroyer de nouveau des crédits et fermer les banques sans avenir.
    Le secteur mise gros sur les avantages de la diversification internationale. Plus de 40% du chiffre d’affaires du secteur se fait désormais hors d’Espagne. Toutefois, le Brexit suscite des craintes surtout que Banco Santander est très présente au Royaume-Uni. Tout comme l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, en raison de la forte implantation de BBVA  au Mexique. Comme ailleurs en Europe, l’inquiétude vient surtout d’une rentabilité en berne à cause de la faiblesse des taux d’intérêt.

     

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