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    Culture

    Prix Sofitel Tour Blanche : Un café littéraire parisien en l’honneur des lauréates

    Par Aïda BOUAZZA | Edition N°:4917 Le 15/12/2016 | Partager
    Fatna El Bouih a présenté «Une femme nommée Rachid»
    La 4e édition de l’évènement s’est tenue au Mgallery Molitor
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    (De gauche à droite) Catherine Enjolet, écrivaine, romancière et essayiste, Fatna El Bouih, lauréate du Prix littérature Sofitel Tour Blanche pour son récit de vie: «Une femme nommée Rachid», et Mélanie Frerichs-Cigli, chroniqueuse et animatrice des cafés littéraires du Sofitel Tour Blanche (Ph. Hélène Harder)

    Les plumes marocaines ont à nouveau séduit la ville lumière à travers une escale littéraire exceptionnelle organisée par le Sofitel Tour Blanche en partenariat avec Air France en l’honneur des lauréates du Prix littérature femme. Après avoir tenu ses dernières éditions dans des lieux prestigieux comme le Sofitel Faubourg Saint Honoré et Arc de Triomphe, cette année le rendez-vous culturel a élu domicile au Mgallery Molitor, un lieu chargé d’histoire abritant la célèbre piscine éponyme inaugurée en 1929. L’évènement, animé par Catherine Enjolet, écrivaine, romancière et essayiste, et Mélanie Frerichs-Cigli, chroniqueuse et animatrice des cafés littéraires, était l’occasion pour les deux lauréates d’échanger autour de leurs écrits avec le public français, mais aussi marocain. 
    Deux ouvrages singuliers qui ne se ressemblent pas ont été primés en mars dernier lors de la 4e édition de ce prix littéraire. Fatna El Bouih, lauréate du Prix littérature a été sélectionnée pour son récit de vie intitulée «Une femme nommée Rachid», paru aux Editions Le Fennec (publié dans L’Economiste durant le mois de ramadan). Quant à Maï-Do Hamisultane, Prix découverte, elle a été retenue pour son roman: «Santo Sospir», paru aux éditions La Cheminante. 
    Le récit de vie poignant de Fatna El Bouih n’a pas manqué de captiver l’attention de l’audience présente. En effet, dans son ouvrage, qui constitue le premier témoignage d’une détenue politique au Maroc durant les années de plomb, elle brise le silence. Incarcérée sous le nom de «Rachid n°45» durant 7 mois à Derb Moulay Chrif, elle sera enfermée 5 ans au total, subissant tortures et injustices. Elle lèvera le voile sur l’incarcération des femmes détenues politiques dans un ouvrage en arabe d’abord, paru en 2002, soit 20 ans après sa libération, avant d’être réédité aux Editions Le Fennec. Ecrivaine, militante, sociologue et parmi les pionnières du féminisme au Maroc, Fatna El Bouih travaille aujourd’hui sur un documentaire sur la question des archives en relation avec la traçabilité de ce que font les femmes. «Nous sommes la génération du papier. C’est nos filles qui pourront bénéficier de ce droit. Les papiers étaient une propriété masculine. Aujourd’hui, nous avons un plaidoyer autour de cette question car beaucoup de femmes se sont retrouvées sans papiers et donc sans droits», précise l’auteure. 
    Pour sa part, Maï-Do Hamisultane a présenté son roman «Santo Sospir». Dans sa villa de Saint-Jean-Cap-Ferrat, la narratrice passe ses journées à attendre son amant, toujours en voyage, avant qu’un nouvel amour ne survienne dans sa vie. Le style de l’auteure est inspiré par l’écriture des SMS et la Grèce antique. 

     

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