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    Analyse

    Modèle industriel : La nouvelle approche de l’Onudi au Maroc

    Par Safall FALL | Edition N°:4917 Le 15/12/2016 | Partager
    L’organe onusien fait le point avec ses partenaires institutionnels et privés
    Compétences, productivité, valeur ajoutée industrielle… Les facteurs clés d’une émergence industrielle
    Les limites du Plan marocain d’accélération
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    Les filières automobile et aéronautique locales auront besoin d’expertises de pointe pour consolider leur croissance

    «IL n’y a pas de recettes miracles en matière de développement industriel», lance d’entrée Jaime Moll De Alba Cabot, chef de la division des partenariats pays de  l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi). Le responsable vient de boucler une importante réunion de travail organisée par l’institution onusienne à Casablanca. Elle a rassemblé plusieurs de ses partenaires de l’industrie, du gouvernement et des bailleurs de fonds, qui travaillent avec l’organisation internationale sur des projets de partenariat public-privé (PPP) au Maroc. Dernier en date, l’organisme a lancé un projet-type de formation à Settat. Il s’agit d’une académie engins lourds et véhicules commerciaux (Agevec). L’établissement formera, en maintenance des engins lourds, un peu plus d’une centaine de techniciens spécialisés, pour des débouchés identifiés dans plusieurs secteurs (Industrie, construction/travaux publics, transport, mines et carrières…). «La particularité de ce projet est d’abord dans son approche, basée sur un partenariat très large, ainsi que par le nombre et la diversité de ses partenaires», explique l’expert de l’Onudi. Il s’agit notamment du ministère de l’Education et de la Formation Professionnelle, l’OFPPT, l’USAID, la Fondation OCP, l’Onudi, ainsi que le constructeur suédois Volvo. L’industriel, en l’occurrence, fournira les équipements et l’expertise technique pour le déploiement des formations. Mais au-delà  de ce projet, il y a toute une approche que l’Onudi est en train de déployer. «L’enjeu majeur de cette initiative est la stimulation de l’emploi des jeunes. En dépit des efforts réalisés par le Maroc dans le domaine de la formation professionnelle, beaucoup de jeunes continuent à rencontrer des difficultés à intégrer le marché du travail», explique l’ex représentant de l’Onudi au Maroc pendant 4 ans.

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    Le contrecoup de la crise économique et financière de 2008 sur l’industrie marocaine a mis à mal la capacité de création de nouveaux emplois

    Mais dans l’industrie, il ne s’agit pas uniquement d’une affaire de courbe de chômage à maintenir au plus bas. Tout est aussi parti d’un constat d’inadéquation entre l’offre et la demande en termes de talents et de compétences, notamment dans les filières de pointe (automobile, aéronautique, électronique…). Un facteur qui peut peser, à terme, sur le développement industriel made in Maroc. A mi-chemin de l’échéance 2020, le Plan d’accélération industrielle a permis jusque-là le lancement de plus de 40 écosystèmes industriels orientés métiers, issus de 12 secteurs d’activité. L’objectif, rappelons-le, est d’engager les opérateurs à créer quelque 250.000 –sur une ambition de 500.000 emplois en 2020- au bout des deux premières années de déploiement du PAI lancé en 2014. Mais encore faut-il que les ressources humaines soient disponibles, tant en quantité qu’en qualité. «Nous n’avons pas vocation à nous substituer à l’Etat, sur cette question, mais à nous positionner en complémentarité», explique Moll De Alba Cabot. La problématique de l’inadéquation entre les besoins en ressources et les compétences disponibles, n’est d’ailleurs pas exclusive au Maroc. «Toutes les économies, y compris celles plus développées, y sont confrontées», commente l’expert onusien. Pour ce dernier, de façon plus globale, le PAI «s’aligne parfaitement avec la vision d’un développement industriel inclusif et durable de l’Onudi. Mais le responsable relativise en soulignant qu’il est cependant nécessaire que cette stratégie industrielle converge avec toutes les autres stratégies et politiques sectorielles déjà mises en place. «Nos analyses préliminaires du changement structurel, sur la base du niveau de revenus, suggèrent la pertinence de cette approche basée sur ces secteurs où le Maroc disposerait d’avantages comparatifs», explique-t-il.
    Mais rien n’est encore acquis. La concurrence est rude à l’échelle mondiale. «Même les pays avancés veulent retrouver leur positionnement industriel, perdu pendant la crise de 2008. Les récents changements politiques aux Etats-Unis et en Europe préparent aussi cette ré-industrialisation». Mais pour le responsable, il est évident que le Maroc dispose de nombreux atouts qui devraient lui permettre de devenir un pôle régional en termes de développement industriel.

     

     

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