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    «Si Dieu nous prête vie», l’hymne au courage des malades

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:4915 Le 09/12/2016 | Partager
    La néphrologue Intissar Haddiya relate dans son livre la souffrance des dialysés
    Destins communs, mosaïque psychosociologique et forte charge émotionnelle
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    Exprimer la lourdeur de la maladie rénale et la souffrance des patients dans un récit fictif qui s’inspire du réel

    Un roman dédié aux insuffisants rénaux est une première au Maroc. C’est également un récit écrit par une néphrologue et non par une femme de lettres. «Si Dieu nous prête vie» relate la souffrance des patients et la difficulté des médecins et infirmiers à répondre à toutes les attentes et urgences.
    Cherif, personnage principal du roman, est un jeune étudiant qui espère être transplanté et cherche désespérément un donneur de rein.
    De son coté Nadia, un autre personnage de ce récit, présente une condition psychologique singulière via son désir de grossesse… Des récits de personnages s’entremêlent de la sorte mais qui se veulent attachants et qui s’accrochent à un espoir de vie.
    C’est en ces termes qu’Intissar Haddiya présente son roman. Et tout en soulignant que ses personnages sont fictifs, elle précise qu’ils sont inspirés de la réalité.
    Chacun d’eux possède une mosaïque de caractéristiques psychosociologiques variées. L’essentiel est que les traits de caractère, que les néphrologues et les infirmiers rencontrent dans les salles de dialyse, sont fortement soulignés. Toutefois, chaque malade reste différent.
    Les premiers récits de cette jeune romancière-néphrologue à la faculté de médecine d’Oujda et vice-présidente de la société marocaine de néphrologie, remontent à 2005 avec des publications, en anglais, à Cambridge University Press.
    Quant aux thèmes de «Si Dieu nous prête vie», ils dévoilent la charge émotionnelle qui emplit les lieux de soins et les centres de dialyse.
     Ces malades qui sont traités de façon régulière se retrouvent dans des lieux fermés avec des personnes de différents horizons mais réunies dans la douleur. C’est cette charge émotionnelle que raconte de manière récurrente le récit.
    Le plus important est de donner une voix à des personnes courageuses, qui ont énormément de choses à faire apprendre sur le sens de la vie et l’extraordinaire chance d’être en bonne santé. C’est également pour faire connaitre leur cause auprès du large public: raconter leur peine et leur joie et inviter le lecteur dans leur univers et leur rêve.
    La morale de ce roman consiste à faire connaitre de manière simplifiée les caractéristiques d’une maladie qui fait des ravages. C’est également pour raconter le défi que représente la vie au quotidien pour les personnes qui souffrent d’une maladie chronique. Lever le voile sur la difficulté d’accès à la greffe d’organe. Vivre avec la maladie...

     

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