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    Evénement

    L'assurance-vie surfe sur la baisse de régime de l'immobilier

    Par Franck FAGNON | Edition N°:4914 Le 08/12/2016 | Partager
    Hausse à deux chiffres des primes au 1er semestre depuis trois ans
    Contribution libératoire, le regain d'intérêt pour l'épargne retraite... soutiennent aussi l'activité
    Les gisements de croissance restent importants
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    Après une croissance en dents de scie, l'assurance-vie a retrouvé un rythme plus confortable depuis trois ans. La prise de conscience de plus en plus importante sur les questions de retraite et la désaffection de l'immobilier par les épargnants soutiennent l'activité

    Il y a de l'entrain dans l'assurance-vie. Mutuelle Taamine Chaabi bouscule la hiérarchie en s'accaparant 26,3% de part de marché au premier semestre 2016 devant Wafa Assurance (22,3%) et RMA (20%). La filiale de la BP a émis plus de 2 milliards de DH de primes à fin juin. Cette prise de pouvoir est essentiellement imputable au rapatriement du contrat du personnel du groupe. Celui-ci était jusque-là géré par la MCMA. Au-delà de cette opération exceptionnelle, la croissance de l'assurance-vie a retrouvé une certaine régularité depuis trois  ans (progression moyenne annuelle de 14% au premier semestre depuis 2014). La collecte a augmenté de 49% à 7,8 milliards de DH à fin juin 2016. En retraitant l'opération de la Mutuelle Taamine Chaabi, la progression ressort toujours à un niveau élevé: 16%! Le regain d'intérêt d'autres acteurs pour l'assurance-vie, en l'occurrence Saham Assurance qui a conclu un partenariat avec Crédit du Maroc, devrait intensifier la compétition. D'un autre côté, la distribution se comporte mieux. Dans le réseau bancaire qui est le canal privilégié de vente, les produits d'assurance souffrent moins de la concurrence des produits bancaires classiques. Avec l'abondance de liquidité sur le marché, les banques sont plus sélectives sur les dépôts à terme par exemple. En outre, ce placement rapporte moins qu'auparavant. Les liquidités qui ne trouvent pas refuge dans les bilans des banques sont réorientées vers d'autres produits dont l'assurance.  
    Aujourd'hui, la conjoncture semble favorable à l'essor de l'assurance-vie. «Il y a une appétence de la clientèle pour l'épargne et la prévoyance», note un assureur. Les difficultés de certaines caisses de retraite poussent les épargnants à s'intéresser davantage à d'autres solutions pour mieux préparer leurs vieux jours. Les placements dans les contrats d'assurances individuelles ont atteint 3,5 milliards de DH au premier semestre 2016 en hausse de 15% après une progression de 20% à la même période l'année dernière. D'un autre côté, la retraite collective commence à se développer, remarque un assureur. C'est un élément qu'il faudra surveiller à l'avenir, surtout après la décision de la CIMR de suspendre le remboursement des cotisations salariales avant 50 ans. Il faudra voir comment les affiliés à la Caisse vont réagir à cette restriction.
    D'autres facteurs, notamment l'opération de la contribution libératoire, ont stimulé les performances de l'assurance-vie. Plus de 8,4 milliards de DH d'avoirs liquides ont été rapatriés dans le cadre de la contribution libératoire dont une partie est placée dans l'assurance-vie. Dans certains cas, ce sont des placements temporaires en attendant l'amélioration d'autres compartiments comme la Bourse ou encore le marché de l'immobilier. Le rebond du Masi, l'indice vedette de la Bourse (hausse annuelle de 20%), de réduire ses pertes sur cinq ans à moins de 2%. «Il y aura probablement des sorties quand ces marchés redeviendront attractifs», relève un professionnel.
    L'arbitrage en faveur des produits d'assurance-vie se justifie aussi par des rémunérations relativement plus intéressantes qu'ailleurs. Le capital et un niveau de rendement sont souvent garantis. En dehors d'une fiscalité avantageuse après une période de détention, les fonds placés dans les produits d'assurance-vie sont disponibles et peuvent être partiellement ou totalement mobilisés. Cette liquidité est appréciée par la clientèle car elle permet de parer aux urgences et «coups durs». Toutefois, il y a des frais à supporter. Ils varient de 2% à 5% en fonction de la date de retrait et selon la compagnie d'assurances.

     

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