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    Economie

    L’Opep tente à nouveau de limiter sa production

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4908 Le 30/11/2016 | Partager
    L’Arabie Saoudite est le principal soutien d’un accord
    La Russie, l’Irak, l’Iran soutiennent les mesures prises par le cartel
    Les cours du pétrole continuent leur yoyo
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    Depuis plusieurs semaines, les tractations vont bon train entre les 14 membres du cartel pour mettre en place des quotas par pays destinés à relancer des prix déprimés par une surabondance d’offre depuis l’été 2014

    L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) va tenter, ce mercredi à Vienne de sceller un accord dont l’objectif est de limiter sa production et ainsi faire remonter les cours. Depuis plusieurs semaines, les tractations entre les 14 membres pour arrêter des quotas par pays s’intensifient afin d’aboutir à un accord. Celui-ci est réclamé par les pays les plus dépendants de la manne pétrolière (Nigeria, Venezuela...), mais compromis par les tensions entre l’Iran et l’Arabie saoudite. A cela s’ajoute la situation de certains producteurs en guerre (Irak, Libye). Selon le schéma envisagé, chaque pays se verrait proposer de réduire sa production de 4% à 4,5%, à l’exclusion de la Libye qui a jugé «impensable» toute réduction de sa production et du Nigeria.
    Lundi soir, le président russe Vladimir Poutine et son homologue iranien Hassan Rohani ont fait part de leur soutien aux mesures prises par le cartel en vue de limiter la production de l’or noir. Les deux dirigeants ont convenu aussi de continuer à coordonner leurs efforts sur les marchés mondiaux énergétiques, y compris concernant le dialogue sur l’énergie entre la Russie et l’Opep.
    De leur côté, le ministre vénézuélien du Pétrole, Eulogio del Pino et son homologue algérien Nouredine Boutarfa, se sont dits optimistes quant aux résultats de la réunion prévue à Vienne. Ils devaient se rendre auparavant à Moscou (qui n’assisterait pas à la réunion du cartel) pour tenter de la convaincre d’abaisser sa production de 600.000 barils par jour (bj), soit plus que les 500.000 bj de baisse que lui proposait jusqu’ici le cartel. Reste à savoir si une telle mesure peut encore être efficace avec cette donne, «l’Opep a pompé plus de brut que jamais en octobre (33,64 mbj) et la production russe a augmenté ces dernières années pour atteindre plus de 11 mbj. En plus, plusieurs membres de l’Opep demandent à être exemptés de mesure contraignant leur offre», rapporte AFP. L’Arabie saoudite reste le poids lourd de l’Opep et principal fer de lance d’un accord ambitieux mais ses propos ont déstabilisé les investisseurs. «Nous nous attendons à un rétablissement de la demande en 2017, les prix vont se stabiliser, sans intervention de l’Opep», a soutenu le ministre saoudien de l’Énergie, Khaled Al-Faleh. Certains observateurs y voyaient avant tout une pression de dernière minute sur des pays comme l’Irak et l’Iran. Le ministre irakien du Pétrole Jabbar al-Louaïbi s’est quant à lui déclaré optimiste à son arrivée à Vienne lundi, tout en espérant trouver un accord mercredi. Des propos qualifiés d’encourageants sachant que l’Irak et l’Iran représentaient les freins les plus notables à un accord. Ces deux pays ayant marqué leur souhait d’accroître considérablement leur production.
    Lors d’une réunion informelle à Alger en septembre dernier, les ministres de l’Opep sont convenus de ramener leur production entre 32,5 et 33 millions de barils par jour (mbj). Et de parvenir à un accord avec d’autres grands producteurs, à commencer par la Russie, qui s’y est dit favorable, pour relancer des cours. Trébuchant en début d’année à 26-27 dollars le baril, les prix du pétrole oscillent depuis mi-août entre 42 et 53 dollars le baril en moyenne.

     

     

     

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