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    Evénement

    La planète n’a plus le choix

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:4899 Le 16/11/2016 | Partager
    Grande mobilisation au segment de haut niveau de la conférence climatique
    Le Roi a mobilisé 38 chefs d’Etat pour la COP de l’action
    Il faut accélérer la mise en œuvre de l’Accord
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    Le Souverain a présidé le segment de haut niveau, étape clé de la conférence climatique de Marrakech (Ph. Mokhtari)

    Etape réussie pour la première Conférence des parties après l’Accord de Paris. Le segment de haut niveau, étape clé de la conférence, a réussi à mobiliser 38 chefs d’Etat du monde pour la question climatique. Parmi eux, le président français, François Hollande, le Prince Albert, le président sénégalais, Macky Sall, le président ivoirien, Alassane Ouattara, l’émir du Qatar, Cheikh Tamim Bin Hamad Al Thani…. Ils étaient tous présents ce mardi à la tribune de la conférence de l'ONU pour continuer la dynamique de la COP21 et même accélérer les actions en faveur du climat. Le coût de l’attentisme et le manquement à l’impératif d’affronter le changement climatique et ses effets auront des conséquences graves, mettant en péril la sécurité et la stabilité et induisant l’extension des foyers de tension et des crises à travers le monde, indique le Souverain du Maroc, Mohammed VI, qui a présidé cette conférence. Rendue possible par l’entrée en vigueur effective de l’Accord climat le 4 novembre, à la veille du démarrage de la COP22, la rencontre présidée par le Roi Mohammed VI a été à la hauteur des attentes. Si les négociations ont démarré il y a plusieurs jours, la Conférence des parties liées par l’Accord de Paris (la CMA 1 dans le vocable onusien) est un message à tous les climato-sceptiques et aussi au président des USA Donald Trump. «Les USA doivent respecter les engagements qui ont été pris. C’est dans leur intérêt car ils sont frappés par les aléas climatiques

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    Le Maroc, un des premiers pays à s’être engagés pour faire baisser le taux des émissions, a proposé une série d’initiatives dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord de Paris, notamment en ce qui concerne l’adaptation et le financement et dans lesquels les ministres marocains sont fortement impliqués
    (Ph. Mokhtari)

    et c’est l’intérêt des entreprises qui ont investi dans la transition énergétique», insiste le président français, François Hollande. L’Accord de Paris est un fait et le volet financier, les 100 milliards de dollars à mobiliser par an à partir de 2020, semble aussi sur la bonne voie. «80 milliards d’euros ont été levés en termes de finance verte», indique Hollande. Ce sont des engagements qui devraient donner corps aux valeurs de justice et de solidarité et offrir la possibilité aux pays du Sud, et plus particulièrement aux pays les moins avancés et aux Etats insulaires, de bénéficier d’un soutien financier et technique, insiste le Souverain. «Il ne faut pas forcer les pays, d’emblée, à accepter des décisions auxquelles ils ne pourront pas se conformer. Pour autant, cela ne signifie pas qu’ils les rejettent, mais plutôt qu’ils ne disposent pas des moyens nécessaires pour les appliquer», rappelle le Roi qui a appelé aussi à l’implication de tous les acteurs pour la facilitation du transfert de technologie et l’engagement des ONG, entreprises, collectivités territoriales dans cette forte dynamisation. C’est que la planète n’a pas le choix. La communauté internationale doit se mobiliser pour limiter sous 2 °C la hausse du réchauffement si elle veut éviter les impacts désastreux et irréversibles pour les hommes comme pour les écosystèmes.

    Il n’y a pas de plan B

    Une économie à faible intensité de CO2 est la seule réponse à apporter et il est impossible de revenir sur les engagements de Paris. «Nous n'avons pas de plan B, car nous n'avons pas de planète B», souligne Ban Ki-moon qui assistait à sa dernière conférence climatique en tant que secrétaire général de l'ONU. «Ce qu’on pensait être impossible à réaliser est maintenant impossible à arrêter», ont répété à l’unisson Ban Ki-moon et Patricia Espinosa, secrétaire exécutive de la Convention-Cadre des Nations unies sur les changements climatiques.

     

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