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    Evénement

    Le village de Tahala sort de l’ère fossile

    Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4898 Le 15/11/2016 | Partager
    Une région marocaine isolée comme témoin des bonnes pratiques
    Changement de vie radical pour les habitants
    Une fenêtre sur les réseaux de demain en Afrique
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    Grâce au projet de recherche et développement “Smart Grid Tahala”, tout un village se modernise. Cette conception d’un réseau de distribution autonome par l’énergie solaire avec un système de communication bidirectionnelle permet aux habitants de bénéficier -enfin- de l’eau et de l’électricité. Gratuites et sans coupures! (Ph. Smart Grid Tahala)

    On les appelle les héros du soleil. Direction la commune rurale Irig N’Tahala, dans la région du Souss-Massa où s’étirent 35 douars sur 211 km2. C’est ici que le projet Smart Grid Tahala est mené portant sur la conception d’un réseau de distribution autonome avec un système de communication bidirectionnelle entre la plateforme R&D au Technopark Casablanca et l’université Cadi Ayyad et les consommateurs de la commune. Lorsque le sujet du solaire au Maroc est abordé, la centrale Noor est toujours la vedette. Pourtant, ce projet unique dans le Royaume, mené en collaboration avec l'équipe de Greenpeace Mediterranean, mérite toute la lumière. Pensé, conçu, appliqué et financé au et par le Maroc, ce modèle est parfait pour répondre aux besoins des zones reculées que ce soit dans le pays comme partout sur le continent. Une manière de sortir du copier-coller des solutions du nord et faire nos propres innovations. Ne plus s’inscrire comme de simples consommateurs mais aussi comme des initiateurs. Cette centrale photovoltaïque en autoconsommation avec des compteurs intelligents permet de réduire la facture d'énergie des institutions publiques et de créer un micro réseau autonome et intelligent tout en réduisant les émissions de CO2. Le surplus d’énergie étant injecté dans le pompage de l’eau. Que demander de mieux? Un changement de vie radical pour les femmes et les hommes du village, comme en témoigne Fatima, venue spécialement à la COP22 parler du projet. «Nous subissions de très régulières coupures d’électricité dans notre village avant cette installation solaire. Les bénéfices sont immenses. Aujourd’hui, nous avons l’eau et l’électricité gratuites, ce qui nous donne des tas d’idées de développement pour nos communautés». En effet, booster la production agricole, offrir le confort aux enfants de l’école, aux étudiants de la maison des jeunes, moderniser les espaces communs, développer l’économie de l’argan sont autant d’espoirs retrouvés. La directrice du projet, Zohra Abib, parle d’un «précieux sentiment de valorisation de ces habitants, qui se sont toujours sentis, avant ce projet, délaissés et abandonnés», constatant «une vision élargie des femmes». Une manière aussi de limiter leur migration vers les grandes villes et leur permettre d’oeuvrer pour le développement de leur région.
    L’expérience Smart Grid Tahala, une stratégie énergétique accompagnée par la recherche et le développement, pionnière au Maroc, est sûrement le moyen idéal pour sensibiliser et éduquer les citoyens aux questions climatiques et environnementales. Car il s’agit d’une action concrète à leur bénéfice.

     

     

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