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Entreprises

Crédit du Maroc sur la piste de projets verts

Par Franck FAGNON | Edition N°:4896 Le 11/11/2016 | Partager
La banque veut développer son portefeuille sur ce segment
Comme sa maison mère, elle arrête de financer les centrales à charbon
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Impliquée dans le financement des grands projets, la banque veut renforcer son soutien aux projets d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables des PME (Ph. Privée)

Le vert du logo du groupe Crédit Agricole et donc de sa filiale marocaine Crédit du Maroc exprime ses origines rurales. Aujourd’hui, il pourrait aussi symboliser son engagement pour le développement durable. Les institutions financières avec les banques en première ligne sont plus disposées à relever leurs engagements pour le financement d’une économie bas carbone. Comme l’ensemble de la profession, Crédit du Maroc est mobilisé sur les grands chantiers dans le solaire ou encore l’éolien, mais l’appui des projets environnementaux des entreprises est naissant. «Nous avons financé plusieurs projets d’irrigation, de production indépendante d’énergie. Cela dit, c’est une activité qui est en train de se développer et donc ne représente pas encore une part significative dans notre portefeuille», indique le management de Crédit du Maroc qui a récemment réuni des experts pour discuter des «obligations vertes». Les premières émissions d’obligations vertes validées par l’autorité de marché, la semaine dernière, devraient appeler d’autres.
Pour les banques, la mobilisation des ressources ne pose pas réellement problème. La Banque centrale pourrait même assouplir le cadre prudentiel pour les encourager à financer les investissements environnementaux. «Nous cherchons des projets à financer. Nous travaillons en étroite collaboration avec le groupe Crédit Agricole qui a développé une expertise dans le domaine», relève-t-on au sein du Crédit du Maroc.
Pour le moment, les banques font face à une demande très timide parce que les entreprises ne sont pas assez sensibilisées sur les enjeux. De même, elles ne sont pas contraintes par la réglementation. Clairement, l’évolution de ces différents aspects devrait ouvrir des sources nouvelles de rentabilité aux banques.
Au-delà du financement, elles peuvent aussi jouer un rôle important dans la transition vers une économie durable en empêchant la construction d’usines peu respectueuses de l’environnement.
Crédit Agricole France va arrêter de financer les extensions et les constructions de centrales à charbon. Cette décision s’applique mécaniquement pour sa filiale marocaine Crédit du Maroc. «Ce sont les engagements du groupe et nous en faisons partie», confirme le management.

 

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