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    Entreprises

    Crédit du Maroc profite de la chute du coût du risque

    Par Franck FAGNON | Edition N°:4889 Le 02/11/2016 | Partager
    Les bénéfices flambent de 115% à 250 millions de DH
    L’activité commerciale résiste à la morosité de la conjoncture
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    Après neuf mois, le groupe bancaire a dégagé 250 millions de DH de bénéfices grâce au net recul du coût du risque et à l’agressivité commerciale, notamment sur les prêts immobiliers

    La filiale marocaine du groupe Crédit Agricole France a enregistré une hausse spectaculaire de 115% de ses bénéfices à fin septembre, à 250 millions de DH. Cette performance tient pour partie à la chute de 29% du coût du risque à 387 millions de DH. La dégradation des portefeuilles bancaires ces dernières années a donné lieu à une augmentation significative des provisions. L’effort de recouvrement du groupe permet aujourd’hui d’importantes reprises de provisions. Par ailleurs, la nouvelle production de crédit est plus saine.

    En dehors du coût du risque, la banque affiche des résultats plutôt résilients sur le plan commercial dans un contexte de baisse des taux. Les dépôts de la clientèle se sont améliorés de 2,2% à 45,4 milliards de DH. Cette hausse renferme une évolution de 7,5% des comptes à vue et de 2,5% des comptes d’épargne. Le partenariat avec Saham Assurances commence à porter ses fruits puisque la collecte d’assurance-vie a bondi de 25%. Du côté des crédits, la croissance se redresse dans le secteur. A fin septembre, l’encours a progressé de 4% contre 3,4% en août et 2,2% en juillet. Chez Crédit du Maroc, l’encours des prêts immobiliers a augmenté de 5,5% pour s’établir à 14,4 milliards de DH. La banque figure parmi les établissements les plus agressifs sur ce créneau. «L’évolution de la distribution de crédits immobiliers témoigne de l’attractivité de nos offres qui répondent aux attentes des clients et des non clients», commente le management. Le crédit immobilier engage le client sur plusieurs années. Et pour la banque, c’est un produit idéal pour fidéliser la clientèle et établir une relation sur un horizon long. Sur les autres compartiments, l’activité se maintient avec une hausse de 4,3% des crédits à l’équipement et de 3,3% de ceux destinés à la consommation.
    Après neuf mois, le produit net bancaire du groupe s’élève à 1,6 milliard de DH, en progression de 4,2%. La marge d’intérêts marque une légère hausse de 1,3% alors que les commissions sont restées dynamiques avec une amélioration de 8,3%. Comme tout le secteur, Crédit du Maroc profite de la bonne tenue des marchés depuis le début de l’année. Les revenus tirés de cette ligne de métier  ont flambé de 46% à 128 millions de DH. Cela représente 8% du chiffre d’affaires du groupe.
    Au niveau opérationnel, les charges d’exploitation ont augmenté de 2,2% pour s’établir à 768 millions de DH. Cela correspond à un coefficient d’exploitation consolidé de 47%, en amélioration d’un point sur un an.
    Cependant, l’entreprise, valorisée à 5 milliards de DH en Bourse, a du mal à convaincre les investisseurs. Ils sont restés insensibles aux résultats. Le cours affiche une baisse annuelle de 11% contre une hausse de 9% de l’indice sectoriel. Sur une période plus longue, l’action Crédit du Maroc a perdu 49% de sa valeur par rapport à janvier 2011.

     

     

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