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    Fès: La préfecture prépare son plan de développement

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4888 Le 01/11/2016 | Partager
    Une feuille de route pour tracer les priorités 2016-2021
    Administration, opérateurs et universitaires appelés à la rescousse

    Après le lancement des études pour le plan d’action communal (PAC) et le plan de développement régional (PDR), la ville de Fès pense à sa préfecture. En effet, conformément aux dispositions de la loi organique 112-14 relative aux préfectures et provinces, les conseils élus doivent doter leur circonscription de plan de développement quinquennal, et ce, dès la première année de leur gouvernance. Cette feuille de route permet de tracer les priorités pour chacune des collectivités locales. Préparé par des bureaux d’études de concert avec les élus, opérateurs économiques, universitaires, administrations et société civile, ce plan engage les collectivités dans sa réalisation. Il faut le doter de moyens financiers et l’exécuter afin d’assurer le développement escompté. Auparavant, il est demandé à tous les services extérieurs d’accompagner les élus dans l’élaboration de ce document important. Lequel déterminera l’avenir du territoire de la préfecture de Fès, à travers son approvisionnement en informations et données relatives aux orientations, projets et programmes en cours de réalisation ou programmés pour l’exécution. L’ensemble de ces données est fourni au bureau d’étude qui chapeaute l’élaboration du projet de développement pour la période 2016-2021. Pour le représentant dudit bureau, «ce projet vise la mise en place d’une vision commune de développement de la préfecture, la définition des objectifs escomptés à court et moyen terme et la délimitation des problématiques et des priorités à travers l’élaboration des projets de développement à même de relancer la dynamique socio-économique locale».

    Une fois établi, le PDP de Fès constituera une référence pour diagnostiquer les contraintes de développement au niveau du territoire de la préfecture, mettre en œuvre les moyens à même de les résoudre et mettre sur pied une vision claire axée sur les divers programmes et interventions escomptés durant les années futures. Toutefois, cette vision doit converger avec le PDR et le PAC, afin de mutualiser les efforts et créer une synergie entre les différentes instances élues. Ainsi, l’on pourrait assurer une complémentarité entre les programmes et optimiser les ressources. Car, la finalité de ces plans est d’appuyer le processus de décentralisation et d’enracinement des principes de la bonne gouvernance territoriale.
    En tout cas, l’étude du PDP de Fès devrait être finalisée dans un délai de 3 à 5 mois. Selon Lhoucine Abbadi, président de l’assemblée préfectorale, «ce plan devrait renforcer les équipements et infrastructures de base des communes rurales relevant de la préfecture de Fès». Car, c’est de cette manière que l’on pourrait lutter contre l’exclusion et la précarité qui frappent aux portes de la ville. Autrement, celle-ci continuera de souffrir d’exode rural, pauvreté, insécurité et autres phénomènes sociaux.

    Unanimes sur la précarité

    Unanimes, les présidents des conseils élus d’Aïn Beida, Sidi Hrazem et Ouled Tayeb, ont affirmé que leurs circonscriptions souffrent d’un manque flagrant de moyens. Leurs budgets sont absorbés par les dépenses dites obligatoires (salaires, gestion déléguée…). «Parfois, nous n’arrivons pas à honorer la facture de l’éclairage public», indique Rachid El Fayek, président d’Ouled Tayeb. Pourtant, sa commune connaît un boom immobilier sans précédent. Ville «satellitaire», celle-ci s’est développée dans l’anarchie. L’essentiel est qu’aujourd’hui une bonne partie de ses terres (agricoles) a été construite bénéficiant surtout aux réseaux de spéculateurs. Seules les parcelles de douars Al Borssi et Sabati ont échappé au massacre, grâce à l’intervention de la société Al Omrane Fès.

    De notre correspondant,
    Youness SAAD ALAMI

     

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