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    Régions

    El Jadida ne veut plus être l’arrière-pays de Casablanca-Settat

    Par Jamal Eddine HERRADI | Edition N°:4878 Le 18/10/2016 | Partager
    La province se développe à un rythme accéléré
    Tourisme, industrie et agriculture: ses atouts
    Un grand pôle urbain en cours

    Finalement, Mouad El Jamii va-t-il réussir à vendre El Jadida et sur tous les plans? Sans nul doute car le gouverneur ne rate pas une occasion pour inviter investisseurs et entreprises à venir s’établir dans les zones industrielles de sa province. Et il a raison de le faire. El Jadida jouit d’une attractivité hors-pair. Elle dispose, en effet, d’une bonne connectivité routière, d’une infrastructure portuaire moderne, de 130 km de littoral, et accueillera prochainement des plateformes logistiques, un parc industriel de 3e génération s’étendant sur 500 hectares et une zone industrielle de 117 hectares.
    La ville d’El Jadida, chef-lieu de la province du même nom et centre de commandement du groupement d’urbanisme s’étalant d’Azemmour à Jorf Lasfar, ambitionne de devenir le 2e pôle économique du Royaume. Elle se développe à un rythme accéléré pour répondre tant bien que mal à la pression de la demande en logements, équipements, services et activités diverses.  Elle est appelée dans son développement à concilier entre trois vocations différentes: une touristique indéniable, une industrielle qui se renforce au fil des ans et une agricole.
    La vocation touristique d’El Jadida est établie depuis longtemps. Et ce ne sont pas seulement ses magnifiques plages qui attirent du monde. En effet, la région a constamment cherché à développer son offre touristique par l’identification de nouvelles niches. Les pouvoirs publics ne veulent plus que cette activité se limite uniquement au balnéaire. C’est pourquoi ils ont établi une stratégie basée, entre autres, sur le développement du tourisme d’affaires. La province dispose d’une infrastructure hôtelière haut de gamme. Elle s’est dotée récemment d’un parc d’expositions aux normes internationales et prévoit la construction d’un palais des congrès au sein du futur Pôle urbain Mazagan (Puma). De plus, la région dispose d’une multitude de ressources d’une grande diversité culturelle. C’est ainsi que l’on parle désormais de tourisme vert. Il faut tirer profit du site Ramsar, zone humide d’importance internationale, de la diversité des produits du terroir, d’oued Oum Errabia, de la Tazota…
    En plus de la kasbah de Boulaouane, élevée sur la rive gauche de l’Oum Errabia, et datant de l’époque du sultan Almohade Abd El Moumen Ben Ali, qui représente à elle seule une niche. Aujourd’hui, l’objectif est d’inscrire ce site dans la niche du tourisme culturel et écologique. Pour cela, des mesures d’accompagnement, notamment la création d’une unité de gestion du projet, sont prévues. Il s’agit dans cette démarche d’assurer une implication effective des acteurs dans le processus d’aménagement et de développement de leurs territoires. La réalisation du projet nécessite un investissement de 115,87 millions de DH.  Il faut signaler que le nombre d’unités hôtelières de la province a augmenté de 680% dès 2001. Celui des arrivées a connu également une croissance de 600% depuis cette date à aujourd’hui.

    27% des IDE proviennent de la province

    Dans sa vocation industrielle, le secteur de la chimie et parachimie détient une place phare dans l’économie locale. Le leader mondial de la transformation du phosphate, l’OCP,  a en effet installé sur près de 1.375 hectares de nombreuses unités industrielles pour son propre compte ou pour des joint-ventures avec l’Inde, le Pakistan, la Belgique… D’autres industries lourdes et à forte valeur ajoutée ont également pris pied dans cette province. Production d’acier, d’énergie, transformation des fertilisants, broyage du ciment et de la barytine, stockage du gaz..., ont également élu domicile sur ce territoire. Sans oublier la nouvelle venue, l’industrie automobile. En outre, El Jadida est devenue aujourd’hui la première plateforme dans le monde en matière des phosphates et ses dérivés.
    Grâce à Jorf Lasfar, le plus performant port minéralier de la côte africaine,  qui joue un rôle primordial dans la balance commerciale du Maroc, la valeur des exportations industrielles a atteint 25 milliards de DH  soit 22% du national.
    Aussi, les exportations du secteur industriel ont atteint 20% du volume national, alors que l’investissement connaît un envol sans précédent puisque  27% des investissements directs étrangers (IDE) dans l’économie nationale sont investis à El Jadida.
    Il ne faut surtout pas oublier le poids du secteur agricole dans cette province qui compte l’un des plus grands périmètres irrigués du Maroc. Sans pour autant omettre l’importante production sucrière. Lors de la campagne 2015-2016, elle a atteint pas moins de 1,734 million de tonnes (soit plus de 23% que lors de la campagne précédente).
    Une province qui se développe mais qui ne veut pas, non plus, être assimilée à un arrière-pays du Grand Casablanca. Elle veut surtout tirer profit de son intégration dans la méga-région Casablanca-Settat.

    Formation

    Chaque année, les diplômés des écoles de formation  sont nombreux à trouver de l’emploi dans les unités industrielles de la région d’El Jadida. Les écoles et instituts de formation ne chôment pas dans cette province. Il est même envisagé la création d’une nouvelle université au sein du futur pôle urbain «Puma».  Quelque 34.000 étudiants y recevront les formations adéquates pour répondre aux besoins des opérateurs économiques et des entreprises en compétences qualifiées.

     

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