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Finances-Banques

Marché obligataire
Crédit Agricole du Maroc admis avec mention

Par Abashi SHAMAMBA | Edition N°:4876 Le 14/10/2016 | Partager
Les investisseurs plébiscitent les obligations subordonnées émises par le groupe
Bâle III: «Nous serons au rendez-vous», assure le président
La banque détiendra 51% de la filiale de finance participative montée avec le groupe BID
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 Tariq Sijilmassi, président du directoire du Crédit Agricole du Maroc: «La réussite des émissions d’obligations subordonnées reflète la confiance des investisseurs en  notre modèle basé sur la conciliation de l’activité de banque universelle et sa mission de service public». Le groupe Crédit Agricole du Maroc a levé 1,5 milliard de dirhams en deux opérations (Ph. Bziouat)

- L’Economiste: Quels enseignements tireriez-vous de la levée de financements que le groupe vient d’effectuer sur le marché? Avez-vous bénéficié de la garantie de l'Etat?  
- Tariq Sijilmassi:
Les deux opérations d’émissions d’obligations subordonnées de 900 millions de dirhams en novembre 2015 et tout récemment, celle de 600 millions de dirhams, ont été marquées par un fort engouement de la part des investisseurs privés, sociétés de gestion et compagnies d’assurances et de réassurance. Preuve en est leur taux de souscription qui avoisine les 2,8 fois. La réussite de ces deux opérations témoigne d’un renforcement de la position du groupe sur le marché financier marocain, qui s’est déroulé progressivement depuis le lancement de son programme de certificats de dépôt en 2011. Cette réussite reflète également la confiance des investisseurs marocains dans  le modèle de gestion du groupe basé sur la conciliation de l’activité de banque universelle et sa mission de service public.
- A quelle phase vous situez-vous actuellement dans le processus de convergence à Bâle III?
- A l’instar des autres banques, nous veillons à l’implémentation des nouvelles normes prudentielles Bâle III conformément au calendrier et aux dispositions arrêtées par Bank Al-Maghrib. Ainsi, l’année 2015 a été marquée par l’introduction du nouveau ratio de liquidité à court terme (LCR) et la revue du mode de calcul des fonds propres réglementaires. Par ailleurs, le groupe poursuit le déploiement des actions prévues par  son plan stratégique GCAM 2016 qui vise à consolider son dispositif de gestion des risques en s’inspirant des meilleures pratiques en la matière.

- Avec un taux de 8,43% de créances en souffrance au 1er semestre, Crédit Agricole du Maroc affiche un des niveaux les plus élevés du secteur. Comment cette sinistralité a-t-elle évolué dans l’agriculture?
- Tout d’abord, je tiens à préciser que ce taux est plutôt proche de la moyenne sectorielle. Je vous renvoie aux tableaux du Groupement professionnel des banques du Maroc ou de Bank Al-Maghrib. Nos performances durant ces dernières années en matière de distribution de crédits notamment en faveur des agriculteurs et des populations rurales ont été accompagnées d’une baisse significative du taux de contentialité qui est passé de 29% en 2005 à 7,6% en 2014.  En 2015 et au premier semestre de l’année en cours, le taux de créances en souffrance du secteur a connu une augmentation liée à la conjoncture économique.

- A quoi ont abouti les discussions menées avec un partenaire international pour votre projet de la finance participative?
- Nous avons effectivement conclu un partenariat avec ICD, filiale du groupe Banque islamique de développement pour mettre en place une banque participative. Il s'agit d'une entité avec un capital de 400 millions de dirhams répartie entre le groupe Crédit Agricole du Maroc à raison de 51% et ICD pour 49%. Notre ambition est de nous positionner comme un acteur majeur de la finance participative, en particulier dans le monde rural.

- Où en est l’exécution des programmes que le groupe CAM pilote dans le plan anti-sécheresse?
- Le plan anti-sécheresse a permis d’alléger les effets de retard des pluies sur les agriculteurs en sauvant les cultures de printemps, l’arboriculture et l’élevage. Nous avons accompagné ce plan par la mise en place d’une enveloppe additionnelle de crédits dédiée de 1,5 milliard de dirhams qui a été utilisée pour le financement de ces trois catégories sectorielles.

Propos recueillis par
Abashi SHAMAMBA

                                                                 

Une vitrine bien garnie pour la COP22 

   E groupe Crédit Agricole du Maroc est partenaire officiel de la COP22, le rang le plus élevé auquel les entreprises peuvent prétendre moyennant un ticket d’entrée financier. Il compte évidemment s’appuyer sur cette gigantesque vitrine de la Communauté du climat et du développement pour valoriser son engagement «pour le développement d’une agriculture résiliente aux changements climatiques». La banque est aujourd’hui le principal bailleur de fonds du monde agricole et rural. Elle a élaboré des produits intégrant le contexte de changements climatiques.
Le crédit Achamil, par exemple, est une formule de financement indexée aux irrégularités des précipitations. Reconductible sur 5 ans, il permet aux agriculteurs de compenser les flux déficitaires des années difficiles de sécheresse par les excédents des bonnes années agricoles.
Dans la vitrine, il y a également le crédit Saquii qui incite les agriculteurs à la préservation de l’eau en préfinançant  et en complétant la subvention reçue de l’Etat par les agriculteurs ayant choisi de passer de l’irrigation gravitaire au goutte-à-goutte. Enfin, la formule des «Cartes Vertes» dont le principe est basé sur l’affectation d’une partie des commissions générées par la monétique au développement des forêts. Le groupe Crédit Agricole a conclu un partenariat avec le Haut-commissariat aux eaux et forêts et la lutte contre la désertification.
La Fondation de développement rural durable est aussi l’un de ses bras armés dans ce domaine. Sa mission est «d’explorer des secteurs émergents de l’économie verte pour mettre à la disposition de la banque les résultats de ses expériences et projets pilotes». Ainsi, elle  a ciblé les exploitations agricoles énergivores pour lesquelles elle réalise des audits afin de réduire leur facture énergétique. Ce qui a conduit la banque à développer le produit Ecotaqa pour financer  les audits et les mesures d’efficacité énergétique recommandées.
La Fondation a mené des projets démonstratifs dans d’autres domaines tels que la valorisation des déchets agricoles, l’agroécologie et l’agriculture durable ou encore l’irrigation «climato-intelligente». Toutes ces solutions seront exposées dans le stand de la banque dans l’espace Innovations de la COP22.

 

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