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    Climat: L’urgence à ratifier l'Accord de Paris

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4844 Le 26/08/2016 | Partager
    Des investisseurs interpellent les pays du G20
    Royal et Mezouar lancent l’appel avant la COP22
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    Lors de la cérémonie de signature de l’Accord de Paris sur le climat, le 22 avril dernier à New York, les dirigeants se sont mobilisés en faveur du climat. A ce jour, il a été signé par 180 pays et ratifié ou fait l’objet de l’adhésion de 23 parties représentant 1% des émissions mondiales

    A l’approche du sommet du G20 prévu les 4 et 5 septembre à Hangzhou, dans l'est de la Chine, un groupe de 130 investisseurs institutionnels internationaux a appelé les pays du G20 à accélérer la transition énergétique. Ces investisseurs, parmi lesquels AXA, BNP Paribas Investment Partners, Aviva Investors Aegon et HSBC Global Asset Management,  appellent les dirigeants à ratifier dès cette année l'accord international de Paris sur le climat. «Plus tôt les pays s'engageront dans ce processus, plus tôt les investissements y bénéficieront d'une sécurité accrue face au risque climatique et seront plus à même de favoriser les solutions bas carbone et zéro carbone», indique leur courrier.
    Affirmant peser quelque 13.000 milliards de dollars d'actifs sous gestion, ces investisseurs exhortent également les pays du G20 à soutenir le doublement de l'investissement mondial dans les énergies propres d'ici 2020. Il est question aussi de mettre en place un prix du carbone. Les premières initiatives déployées par les pouvoirs publics pour donner un prix à la pollution au carbone montrent que l’atténuation des émissions constitue une source de revenus de plus en plus importante. Selon la dernière édition du Carbon Pricing Watch 2016, établi par la Banque mondiale, la facture des émissions de carbone a rapporté aux Etats et collectivités concernés 26 milliards de dollars en 2015, soit 60% de plus que l’année précédente.
    A l’heure actuelle, une quarantaine de pays et plus de 20 villes, Etats fédérés ou provinces représentant un quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre ont déjà donné un prix au carbone. Cette liste inclut sept des dix plus grandes économies du monde. Ensemble, les instruments de tarification du carbone concernent quelque 7 gigatonnes d’équivalent CO2, soit 13% des émissions mondiales, ce qui équivaut à la fermeture pendant un an de plus de 1.800 centrales électriques à charbon. Leur valeur totale se chiffre actuellement à environ 50 milliards de dollars. Plus de 90 pays mentionnent les systèmes d’échange de quotas d’émission, les taxes carbone ou d’autres instruments de tarification dans les plans nationaux qu’ils ont présentés dans le cadre de l’Accord de Paris.
    En parallèle à l’appel des investisseurs,  Ségolène Royal, présidente de la COP21, et Salaheddine Mezouar, futur président de la COP22, ont saisi aussi par courrier, le 4 août 2016, tous les gouvernements signataires de l’Accord de Paris pour le climat. Une réunion spécifique aura lieu à New York le 21 septembre durant l’Assemblée générale des Nations unies, à l’initiative de Ban Ki-moon et Ségolène Royal. Elle permettra aux pays ayant achevé leur processus de ratification de déposer leurs instruments. Ceux qui ne seront pas encore en mesure de déposer un tel instrument doivent s’engager sur un calendrier précis de ratification. Ceci dans l’espoir que le double seuil nécessaire pour l’entrée en vigueur sera atteint avant la COP22 prévue en novembre prochain à Marrakech. L’Accord de Paris pour le climat entrera en vigueur 30 jours après le dépôt des instruments de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion par 55 pays représentant 55% des émissions mondiales. A la date du 29 juin 2016, 20 Etats, représentant 0,40% des émissions de gaz à effet de serre, avaient déposé leurs instruments de ratification. La Chine et les Etats-Unis (les deux premiers pollueurs de la planète) ont annoncé leur intention de ratifier l'accord d'ici la fin de l'année.

    Chez nous

    Réunis en séance plénière le 26 juillet 2016, les députés de la première Chambre du Parlement ont adopté le projet de loi 42-16 portant approbation de l’Accord de Paris (http://www.cop22.ma). Le texte avait préalablement été adopté le 9 juin dernier par le Conseil de gouvernement. Pour que le Maroc, pays hôte de la COP22, rejoigne officiellement la liste des pays ayant ratifié l’accord, le texte a été adopté aussi par la deuxième Chambre. Il sera ensuite publié au Bulletin officiel. Alors il ne restera plus au Maroc qu'à déposer ses instruments de ratification auprès du Secrétariat des Nations Unies à New York.

     

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