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International

Climat tendu entre Berlin et Ankara

Par Ayoub IBNOULFASSIH | Edition N°:4839 Le 19/08/2016 | Partager
La diffusion d’un document confidentiel enclenche une crise
Ankara réclame des explications
Pas de mea-culpa du côté allemand
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Nouveau bouleversement dans le rapport de force entre Ankara et Berlin. Suite à la fuite d’un document confidentiel allemand évoquant les liens entre le pouvoir turc et des groupes islamistes, la Turquie a exigé des explications tandis que les autorités allemandes ont admis une erreur (Ph. AFP)

Coup de froid sur les relations diplomatiques entre Berlin et Ankara. Au cœur de la tourmente, un document confidentiel diffusé en Allemagne évoquant une certaine complaisance entre le pouvoir turc et des groupes islamistes. La chaîne de télévision publique allemande «ARD» avait, en effet, diffusé cette semaine des extraits d’une réponse confidentielle adressée à des parlementaires. La Turquie y est qualifiée de «plateforme pour des groupes islamistes au Proche et Moyen-Orient» par le  ministère allemand de l’Intérieur, et ce, en raison du penchant du pays pour les frères musulmans en Egypte, et pour des groupes armés islamistes en Syrie. Cet épisode suscite de nouvelles tensions entre Berlin et Ankara.
Dans un communiqué, le ministère turc des Affaires étrangères a exigé des explications aux autorités allemandes et a dénoncé une politique des «deux poids deux mesures» provenant de certains cercles politiques en Allemagne.
En guise de réponse, le porte-parole du ministère allemand de l’Intérieur, Johannes Dimroth, choisit d’éviter la confrontation directe. Au cours d’une conférence de presse, Dimroth prend ses distances en affirmant que son «ministère ne dispose pas de l’expertise nécessaire sur le sujet» et que la réponse avait été rédigée «par erreur» sans la participation du ministère des Affaires étrangères. «Nous sommes fermement convaincus que la Turquie est le partenaire le plus important en ce qui concerne la lutte contre l’Etat islamique», a-t-il ajouté. Des propos appuyés par ceux de la porte-parole de la diplomatie allemande (Sawsan Chebli) qui précise que son ministère «n’était pas en accord» avec le contenu cité par la chaîne télévisée.
Les relations germano-turques n’ont cessé de se tendre ces dernières semaines en raison de l’adoption par le Parlement allemand d’une résolution reconnaissant le génocide arménien. Une décision à l’origine des menaces turques de suspendre son accord limitant l’afflux des migrants en Europe. Mais la dernière dispute en date a eu lieu début août lorsque la Turquie a convoqué le chargé d’affaires allemand au lendemain d’une manifestation de turcs à Cologne et pour laquelle le président Erdogan a été interdit de s’exprimer par vidéo.
La Turquie a par ailleurs été accusée par le passé d’entretenir des relations ambiguës avec le groupe Etat islamique et de s’être montrée trop solidaire avec des mouvements jihadistes dans le but de renverser le régime syrien de Bachar al-Assad et contrer ainsi les ambitions kurdes.

 

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