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    Courrier des Lecteurs

    Affaire des terrains cédés aux commis de l’Etat

    Par L'Economiste | Edition N°:4828 Le 04/08/2016 | Partager
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    ■ Très bon éditorial!
    Bravo M. Benabid pour votre éditorial (édition du 27 juillet). Il reste que personne (à ma connaissance...) n'a parlé de l'absence de réaction du service de l'enregistrement local ‎concernant les valeurs déclarées par les bénéficiaires! Service fiscal habituellement très actif à l'échelle nationale. Parfois trop. Un élément objectif et aggravant qui mériterait "enquête". Judiciaire et/ou journalistique.
    A votre bon jugement.
    J.B.T.

                                                                                       

    ■ Une réaction à la tribune du 01/08/2016 intitulée: «Affaire des terrains du Souissi: Le populisme a-t-il gagné?»

    L’heure est grave pour moi aussi. Et effectivement, l’histoire du Maroc moderne s’écrit de manière bien particulière. Désolé, M.Benjelloun, de plagier votre introduction au mot près. Il est vrai que cette accroche était bien tournée, et que j’ai  fortement ressenti l’émotion qui devait être la vôtre lorsque vous étiez en train de la rédiger.  Pendant les trois premières lignes! Au-delà, il me faut reconnaître un ébahissement certain et un agacement profond. Vivant à l’étranger mais suivant l’actualité de mon pays, j’avais eu vent de l’affaire «des terrains du Souissi» grâce au Net et aux articles de presse. Et à juste titre, l’histoire est «bien inquiétante» mais, aussi révoltante soit-elle, je n’avais pas été étonné plus que cela. Nous étions dans «la normalité» inacceptable mais réaliste du pays. Laissons donc cela de côté et venons-en à cet «ailleurs» qui vous inquiète. Parce que, en fin de compte, c’est cela qui me déconcerte. Vous réagissez d’abord à la dénonciation nominative des concernés, vous les plaignez de subir «la vindicte populaire» et vous osez même le comparatif avec «des périodes sombres de l’histoire». Des mots forts mais hors contexte. Il n’y a eu ni lynchage ni pendaison ni tonte et encore moins un goudron et des plumes. Par respect pour ceux qui ont eu à vraiment subir dans leur chair une certaine vindicte, absolument pas populaire, la comparaison était indécente. Il y a eu, et c’est tout à l’honneur de l’évolution positive de la société marocaine, des révélations par voie de presse. Et «On accuse. On cite des noms. On dévoile des listes», dites-vous. De qui parlez-vous? La presse? Elle n’aura fait que son strict devoir. Ah, vous auriez souhaité que l’on ne cite pas les noms! Soyons un peu fantaisistes et imaginons dans les années 70, lors du Watergate, le Washington Post qui aurait titré à propos de Nixon, «X démissionne», ou que dans L’Express, on lise en 2010 que «parmi les noms cités figurent X, ancien dirigeant de Thomson-CSF, X, l'intermédiaire taïwanais du contrat des frégates, et X, vice-président d'Airbus». L’éclat de rire aurait été planétaire, que dis-je? Sidéral!
    Passons, car la suite est du même acabit. J’ai apprécié le bel essai de manipulation par association contiguë avec d’un côté, «indésirables, ostracisme, liste noire, stigmatisation» et, de l’autre, «idées, goûts, pensées». Bien entendu, tout individu normalement constitué ne pourra que se révolter à l’idée que ce qui constitue sa psyché puisse être l’objet d’une quelconque forme de contrôle, de censure ou de discrimination. Bien joué … mais nous ne sommes absolument pas dans ce cas de figure. Nous sommes a priori dans une très terre-à-terre et peu noble affaire de profits et de privilèges matériels. Et vous avez tout à fait raison quand vous dites qu’il faut «comprendre les mécanismes qui les institutionnalisent et les légitiment». Oui, et pour cela, il faut déconstruire toute l’affaire actuelle. Et en premier, savoir si cela s’est fait dans le respect des lois. Pour cela, l’approche rationnelle la plus élémentaire nécessite la connaissance des personnes qui ont bénéficié de ces privilèges. Continuons. «La course aux privilèges est un sport national», dites-vous. Je dirais même plus, international! Doit-on pour autant laisser faire les abus de toutes sortes? Vous affirmez que «l’acquisition de domaines ou terrains publics, au nom de services rendus à la nation» ne vous choque pas. Moi non plus, à condition qu’elle se fasse dans la transparence la plus totale et bénéficie à l’ensemble des concernés. Selon vous, «la nature humaine pousserait n’importe quel individu, quelle que soit son origine sociale, à accepter les avantages en nature que lui offre le système auquel il contribue». Peut-être est-ce votre vision des choses et celle de votre entourage, mais connaissant des personnes qui ont toujours dans le cadre professionnel refusé ces avantages et ces privilèges par éthique et au détriment de leur carrière, je retoque votre généralité.
    Enfin, vous abordez votre dernier argument, l’arme fatale: l’accusation de populisme. Un premier bémol avec la citation de Marx qui ne se rapporte absolument pas au populisme mais à la religion. En fait, vous avez repris –mal– un extrait de l’intervention du sociologue Pierre Rosanvallon dans le cadre des rencontres de Pétrarque en 2011. Vous écrivez par ailleurs que «la démocratie s’abreuve à la force des citoyens à croire en elle»; encore faut-il que cette démocratie donne envie aux citoyens de croire en elle… par l’exemplarité et l’intégrité de ses représentants.
    Tariq Cariou - MRE, Grenoble

                                                                                       

    ■ Un moyen de préserver le patrimoine
    Votre article sur le festival de Larache m’a particulièrement séduit et intéressé. Cet évènement de grande envergure a eu lieu du 26 au 30 juillet et a été organisé par l’association Abdul Samad Alknfawi. Son objectif? Préserver le patrimoine culturel marocain et le faire connaître davantage mais également sauvegarder l’identité culturelle du Royaume en faisant découvrir le patrimoine immatériel marocain à la population locale ainsi qu’aux MRE. Je pense que le patrimoine culturel marocain n’est pas suffisamment connu à l’échelle internationale et que les traditions, les bâtiments, les lieux et les pratiques pourraient disparaître au cours des prochains siècles si aucune initiative n’est prise pour les préserver. En effet, avec la mondialisation, l’identité culturelle des Marocains se perd et me semble clairement menacée. Or, celle-ci représente l’ossature même de notre peuple et de notre nation. Il faut la protéger et la sauvegarder impérativement! A méditer...
    H.O.

     ■ Prôner la paix et la tolérance avant tout
    Et un festival de plus pour le pays! En effet, du 26 au 30 juillet, Larache a accueilli pour la sixième année son festival international de la culture, des arts et du patrimoine. Un moyen pour la ville de promouvoir les richesses du pays tout en permettant à 18 autres pays de participer à cette manifestation. Ce festival, qui prône paix et tolérance, tombe à pic compte tenu des derniers évènements vécus dans le monde. Il est important de multiplier ces occasions de rencontre afin d’oublier le temps d’un moment une actualité des plus moroses!
    Jazia El Hammari

                                                                                       

    ■ Réintégration de l’UA: Une aubaine pour le Maroc
    Bismarck avait coutume de répéter que la géographie est la seule composante invariable de l’histoire. Avec le retour du Maroc au sein de l’UA, «l’histoire est plus rancunière que les hommes». L’on peut en effet affirmer au final qu’elle a repris ses droits! La décision de réintégrer l’UA est le fruit d’une longue et mûre réflexion stratégique et géopolitique. C’est même l’expression d’un courage politique hors pair du Souverain. Une telle décision signifie la fin des illusions idéologiques largement fossilisées et annonce la primauté de l’économique sur le politique. Le Maroc peut apporter sa contribution à l’Afrique, notamment en eau potable, en énergie solaire, en agriculture, en industrie pharmaceutique ou encore en savoir banquier… Tous ces créneaux sont créateurs de valeur vu que l’Afrique représente un marché de 1,1 milliard d’individus et a un taux de croissance de 5%. Il s’agit d’un combat sans merci contre le défaitisme et le pessimisme, mais avant tout un beau combat pour l’espérance et la prospérité.
    Hakim Moukhliss

     

     

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