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L'Edito

Armes

Par Nadia SALAH| Edition N°:5787 Le 22/06/2020 | Partager
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A nouveau notre voisin alarme son environnement. L’élection, il y a six mois, du président Abdelmadjid Tebboune a donné à l’Algérie son premier président hors des anciens combattants pour l’Indépendance (il n’avait que 15 ans). Objectivement, c’était une chance de libérer le présent de l’idéologie passéiste qui a fermé le pays, qui l’enchaîne à des idées dépassées dans bien des domaines.

On n’a jamais connu cela au Maroc, ce qui rend nos voisins difficiles à comprendre: les anciens combattants d’ici ont eu droit à des pensions et agréments (petits) mais jamais de rentes politiques sur le pays. Contexte très différent à Alger qui a du mal à sortir de l’ancienne structure idéologique.

Une question est alors insoluble: comment trouver des successeurs puisqu’il y a de moins en moins de Moudjahid à parrainer dans les urnes? Et puis ces urnes sont un peu fatiguées.

Sans la légitimité, difficile alors d’éviter les pièges de la répression. Des militants disparaissent (les Marocains ont connu cela dans les Années de Plomb). Le transfert vers les tribunaux militaires est courant, même pour des hommes d’affaires. Il suffit d’être accusé de «démoraliser l’armée». Le plus surprenant est que la presse ne s’émeut pas de ces procédures. Elle préfère lister les biens, assez maigres, de nouveaux oligarques ou de vieux militaires.

Le monde mental dans lequel nos voisins se sont enfermés semble plus dur qu’il ne l’était sous Bouteflika. Ils ont de plus en plus besoin de «victoires» capables de rendre fière la Nation, non pas par elle-même, mais par domination sur les autres. Cela ne prêterait pas à conséquence si l’armement n’avait pas coûté plus de 10 milliards de dollars en 2019. Par comparaison, 3 milliards au Maroc et 1 en Tunisie…

 

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