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L'Edito

AMO

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:4786 Le 02/06/2016 | Partager
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Savoir d’où l’on vient pour comprendre où l’on va... Il faut prendre parfois le temps de méditer certaines maximes. L’assurance maladie obligatoire, qui fête ses 10 ans, offre un bel exemple de fabrication de sens. Il n’est pas inutile de reprendre ce pan de l’histoire alors que s’enlisent d’interminables discussions sur un autre dossier de couverture sociale stratégique, les retraites.  
D’abord le contexte. Fin des années 90, l’assurance maladie est  un quasi-privilège pour les salariés et un filon pour ceux qui les couvrent,  les assureurs privés qui s’en servent en produit d’appel pour d’autres contrats à la sinistralité intéressante en invalidité et/ou décès. Lorsqu’il arrive au gouvernement, Abderrahmane Youssoufi prend ce chantier à bras-le-corps et fait vœu d’en démocratiser l’accès et en faire l’une des plus belles réalisations de la gauche au pouvoir. Pour la petite histoire, L’Economiste qui avait analysé de près les rebondissements de cette réforme, aura inventé l’acronyme «AMO»: en toute honnêteté, derrière cette curiosité sémantique,  nous avions en réalité procédé surtout par commodité de mise en page  pour trouver un titre court!
Au début des années 2000, la mobilisation politique débouche sur une loi cadre. Le montage financier n’allait être négocié qu’en seconde étape. Le patronat et les syndicats se résolvent finalement à en accepter les modalités. Le travail avait  été préparé avant sur un terrain pourtant  miné avec, pour toile de fond, une bataille idéologique entre les pour portés par Abdeljalil Greft-Alami, conseiller à la CNSS et défenseur de la réforme, et les contre représentés par la Fédération marocaine des sociétés d’assurances et de réassurance présidée alors par Hamza Kettani. La sagesse a finalement primé. En l’espace de 10 ans, le régime a permis à 5,2 millions de personnes de s’assurer tout  en évitant le tsunami financier tant redouté pour les systèmes de couverture médicale.  Finalement l’AMO en valait la peine.

 

 

 

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