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L'Edito

Ajustements

Par L'Economiste| Edition N°:1779 Le 31/05/2004 | Partager

La nomenclature des tarifs médicaux des hôpitaux vient d’être modifiée. Sur le principe, la mesure peut se justifier. La réglementation jusque-là en vigueur était vieillotte. De nombreux actes médicaux sont lourds, ou bien ont évolué, mais sont restés sous-payés. Il fallait donc faire quelque chose. La portée de cet ajustement soulève néanmoins quelques interrogations. D’abord, en l’absence de filets sociaux, cette réforme ne sert qu’à appauvrir davantage les démunis. Or, on le sait, et l’OMS ne cesse d’ailleurs de le répéter, l’efficience d’un système de soins passe par l’amélioration des prestations mais aussi par la garantie de l’accès aux plus démunis. Sur ce dernier volet, le Maroc est plutôt mal loti. La hausse des tarifs hospitaliers est supportée par les 85% de la population qui ne bénéficient d’aucune couverture. Il n’y a donc pas de doute: c’est la médecine des pauvres qui en prend un coup. La mesure risque d’autant d’être impopulaire que les autres maux qui minent la santé publique semblent laissés de côté. Ne parlons même pas de l’absence d’une campagne de communication pour faire passer la pilule. C’est connu: le sous-financement n’illustre qu’en partie les insuffisances de la santé publique au Maroc. Or, ce sont ces mêmes dysfonctionnements qui fragilisent les personnes à faible revenu. Par exemple, nous continuons de subventionner, à notre insu, une médecine libérale illégale à travers le phénomène des praticiens du public qui exercent au noir dans le privé. Nous savons aussi que l’image de la médecine est écornée par le développement d’un marché informel où se mêlent corruption, collusions avec les labos, consultations à la chaîne et déshumanisation des soins. Là aussi, il y a des ajustements à faire. Mohamed BENABID

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