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L'Edito

Accès à l’information

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:4731 Le 17/03/2016 | Partager
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Les parlementaires marocains ont une très lourde responsabilité. Dès demain, ils vont devoir arbitrer en apportant des amendements à l’une des réformes les plus controversées dans l’histoire de ce pays. La pression ne doit pas faiblir sur le projet d’accès à l’information. Il n’y a en effet aucune certitude que ce gouvernement ait décidé de lever les menaces qui pèsent sur un droit consacré par la Constitution.
En écarquillant furieusement les yeux, il est aisé de constater que l’information des citoyens est mise au pas, y compris dans des domaines où les motivations n’ont rien de sécuritaire. Comme pour la transparence autour des audiences judiciaires, les comptes-rendus des conseils de gouvernement et/ou des ministres, la conduite des stratégies publiques... Dès lors il ne faut guère s’étonner de constater que le chantier a déclenché l’indignation des ONG et des institutions internationales. Dans les pays qui sont convaincus de vrais enjeux, les jurisprudences sont même allées beaucoup plus loin, reléguant l’illégalité de l’origine de l’information au second plan, si celle-ci s’avère d’un intérêt public. La rationalité des décisions est une protection pour les démocraties. Or, pour s’épanouir, celle-ci a besoin que toutes les restrictions à l’information soient levées.
La France de la Deuxième Guerre l’avait appris à ses dépens justement parce que le pays, se satisfaisant d’une bulle de communication complaisante, manquait à l’époque d’informations fiables sur ses propres capacités et celles de ses voisins... jusqu’au jour de la débâcle sur le champ de bataille: les soldats français mal équipés devaient se chercher des cafés-restaurants pour pouvoir téléphoner quand l’ennemi allemand en face se délectait dans sa suprématie avec ses tanks et autres véhicules disposant de téléphones!
La transparence doit être la règle pour l’ensemble des domaines. Les politiques qui sont conduites au nom des citoyens ne sauraient être l’apanage d’un parti, d’un gouvernement ou d’une élite. Ni l’information d’ailleurs.

 

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