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L'Edito

Ridicules

Par L'Economiste| Edition N°:1788 Le 11/06/2004 | Partager

Les ministrables, ou du moins ceux qui se considèrent comme tels, ne se contrôlent plus.Ils ne se contentent plus d’intriguer pour accéder à la fonction convoitée, ils exigent haut et fort d’y accéder ou d’y rester lorsqu’ils l’ont déjà.C’est une approche tout à fait nouvelle des fonctions politiques.En effet, selon la Constitution, le Roi nomme le Premier ministre ainsi que les membres du gouvernement sur proposition de ce dernier.La désignation à la fonction de ministre est donc de la compétence royale. Certes, ce gouvernement une fois nommé a besoin d’une majorité au niveau gouvernemental et c’est là qu’interviennent les formations politiques.Mais c’est le Roi et le Roi seul qui nomme les membres de l’exécutif. Depuis quelque temps, certains des acteurs politiques semblent perdre de vue leurs références. Ils en sont venus à considérer que la fonction ministérielle leur est due et que nul ne peut la leur retirer!!!Le plus surprenant, et le plus divertissant, c’est que les plus hargneux sur cette ligne, sont ceux-là mêmes qui n’auraient jamais dû se trouver à un poste de responsabilité publique: ils n’ont ni la compétence, ni le savoir-faire, ni la notoriété nécessaires. Ils veulent compenser tout cela par l’acrimonie et le déchaînement. La perversion politique est telle que des candidats-ministres déçus et leurs soutiens veulent organiser un sit-in!!! Ce monde serait-il devenu fou ou bien croit-il que le pouvoir soit devenu si faible? A en croire l’effet des sit-in des diplômés chômeurs, doutons que le résultat soit à la hauteur de leurs espérances.Mis à part le ridicule avec lequel ils éclaboussent le monde politique, il est dramatique de constater qu’il n’y a pas de sanctions dans les formations et partis. Il n’y aura que les électeurs pour se souvenir au moment d’un prochain scrutin et tirer les conclusions qui s’imposent.Abdelmounaïm DILAMI

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