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    L'Edito

    Zone de confort

    Par Nadia SALAH| Edition N°:4952 Le 02/02/2017 | Partager

    Identifiant Scald invalide.

    Il est beau le jour où l’on rentre à la maison, a dit le Roi.
    Et qu’est-ce que cela fait du bien au cœur, à l’âme et à l’esprit d’y revenir de cette manière-là! La vague de fierté qui a touché les Marocains ne s’est pas encore tarie. Et on aura remarqué qu’en mettant de l’émotion dans le ton général de son discours, le Souverain a sans doute évité qu’ici, la fierté devienne de l’arrogance. De la très belle ouvrage: chapeau bas!
    On n’aura pas la désobligeance de comparer la hauteur du travail de politique extérieure, construite par SM Mohammed VI, avec la petitesse et l’incompétence dont le PJD fait preuve en abordant son 4e mois dans l’incapacité de former une équipe gouvernementale. Passons.
    «Puissante économie», «premier investisseur», pays efficace, libéral, société ouverte… Ce qui se dit et s’écrit du Maroc est si extraordinaire, si nouveau qu’on se demande si ces mots sont bien pour nous, s’il n’y a pas eu une erreur d’aiguillage quelque part. Si, si, c’est bien du Maroc dont on parle ainsi.
    Quand on travaille sur le continent, on entend peu de critiques et bien des compliments: les «Marocains sont des gens sérieux», «bien organisés», qui «ne pensent qu’à travailler»... Souvent, il sera ajouté, avec une pointe d’admiration -sans la moindre ironie- que les Marocains «marchent avec leur Roi». Dans son jargon contemporain, la sociologie aurait dit que le Trône crée une «zone de confort» où le développement socio-économique est protégé, les initiatives bienvenues. C’est exactement ce qu’a été la politique continentale ces quinze dernières années.
    Mais attention, il n’y a là ni magie, ni miracle. Il faut garder en tête ce que fut le mépris colonial pour s’en garder comme de la peste, pour ne jamais le reproduire, fusse par inadvertance.

     

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