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L'Edito

Zapette

Par L'Economiste| Edition N°:1452 Le 05/02/2003 | Partager

Ali Yata l'avait bien dit, et son héritier politique au ministère de la Communication ferait bien de se méfier avec son décret-loi sur la fin du monopole public de l'audiovisuel: "L'unanimité c'est dangereux, car cela veut dire que le travail est mal fait".Le leader historique du PPS parlait d'un accord commercial avec la Tunisie, que le Parlement avait voté à l'unanimité, in extremis, avant la fin d'une session, dans les années 80. Il avait raison: dès qu'on avait voulu mettre cet accord en application, les problèmes et les disputes avaient explosé de toute part. Rabat s'était retrouvé fâché pour longtemps avec Tunis.Joli résultat pour une ambition de rapprocher les deux pays! Vingt ans après, il en reste encore des traces. Aujourd'hui encore, des méfiances et des suspicions gênent considérablement l'idée même de régionaliser l'économie maghrébine. Dans le contexte politique de l'époque, la déclaration de Ali Yata était courageuse. D'ailleurs, le monde politique s'était dépêché d'enterrer l'affaire, plutôt que de chercher à savoir comment et pourquoi la catastrophe était arrivée, pour que justement cela ne se reproduise plus.C'était pourtant simple. Comme pour l'audiovisuel aujourd'hui, tout le monde était parti, bille en tête, sans faire attention à la viabilité de l'opération sur le terrain, sans faire attention à la manière dont elle allait s'insérer dans le contexte international, sans faire attention aux normes techniques, aux normes de gestion… C'était l'accident garanti, et cela a été l'accident. Le Maroc n'est pas content de son audiovisuel. Il a raison: il y met des centaines de millions de dirhams, pourtant chaque nuit, la majorité des Marocains s'absente du Maroc avec une simple "zapette". Mais c'est justement parce que le problème est grave, urgent, qu'il impacte sur toutes sortes d'autres difficultés, qu'il faut que la solution ne soit pas bâclée. La magie, à moins que ce ne soit la couardise de l'unanimité, n'a jamais rien résolu. Ali Yata l'avait bien dit.Nadia SALAH

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