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L'Edito

Youssoufi

Par L'Economiste| Edition N°:1634 Le 30/10/2003 | Partager

La démission d'Abderrahmane Youssoufi, si elle était attendue, va néanmoins aggraver le désordre et le trouble au sein de son parti. Ce sont tout de même de curieuses destinées que celles de cet homme et de ce parti.Ils se sont battus plus de trente ans pour prendre le pouvoir, ou y accéder. Ils y sont arrivés en prenant la tête du gouvernement de l'Alternance. Pour le pays, ce fut une opération bénéfique. Elle a contribué à décrisper la vie politique et a permis au Maroc d'entamer dans la sérénité, son processus démocratique.Sur ce point précis, le rôle de Mr Youssoufi fut décisif. Il a mis tout son poids et tout son prestige dans la balance. L'Histoire lui reconnaît déjà le rôle qu'il a joué auprès de Feu Hassan II dans cette avancée. Mais s'agissant de la gestion du parti lui-même, tout est allé de travers.Après trente ans dans l'opposition, il aurait fallu que l'USFP se transforme en parti de pouvoir et de gestion, et ce tant au niveau du discours qu'à celui de l'organisation. Ce travail colossal n'a pas été entrepris. La conséquence en fut dramatique. Faute d'agiornamento, le parti a commencé à se démembrer. Il perdit d'abord sa force de frappe et sa partie la plus active, le syndicat CDT. L'USFP s'enfonça encore plus en se cantonnant dans des discours ambigus, qui ont cultivé le flou entre une participation effective au pouvoir mal assumée et une contestation incongrue parce que sans objet.En fait, durant ces sept dernières années, l'USFP a été au pouvoir tout en donnant l'impression de croire à sa propre position. En politique pourtant, l'ambiguïté est mortelle: les électeurs n'aiment pas cela du tout. Youssoufi laisse un parti déchiré par les luttes de clans sans objet idéologique. Le successeur aura bien du mal à prendre cet héritage en charge.La question est de savoir si celui-ci saura saisir toute la mesure des transformations que doit assumer l'USFP, pour jouer pleinement son rôle.Abdemounaïm DILAMI

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