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Par L'Economiste| Edition N°:3593 Le 11/08/2011 | Partager

Le dossier RAM est en train de virer au cauchemar sans que cela n’émeuve un gouvernement au summum de l’impuissance. On le sait, la compagnie a suffisamment concentré de critiques et de mécontentements sur les questions de ponctualité ces derniers mois. Et au fil des semaines et des incidents, s’est installée chez l’opinion l’idée que le transporteur file un bien mauvais coton. Dernière affaire en lice, l’année blanche à l’école des pilotes de ligne. L’école a renvoyé ses candidats car, dans quelques années, il n’est pas sûr que la RAM puisse les recruter. C’est donc un bien inquiétant message que distille le transporteur aérien.
L’éventualité d’un plan de sauvetage est bien dans l’air mais sans agenda. La volonté de la direction d’accélérer l’effort de contraction des effectifs est un signal fort mais il n’est pas sûr qu’il soit suffisant. En particulier dans une conjoncture où les long-courriers notamment sont touchés de plein fouet par une crise de demande et compte tenu aussi de la concurrence du low cost. Des tentatives de restructuration, il y en a eu par le passé. Les efforts de ses dirigeants n’ont pas toujours été couronnés de succès. Et pour ne pas arranger les choses, la compagnie a eu pendant des années des comportements déviants comme de s’autodécréter un régime fiscal exclusif en matière d’IR ou d’oublier quelques ardoises de cotisations sociales. Du coup, le retour à l’orthodoxie comptable aura été douloureux pour les comptes.
Ce qui se joue aujourd’hui c’est la capacité de la compagnie à se reformer et à être imaginative pour faire face à cette nouvelle donne. Si l’Etat n’est pas capable d’assurer alors il n’a qu’à faire appel à d’autres actionnaires, au privé.
Ce qui est sûr, c’est que ce dossier ne pourra s’accommoder trop longtemps d’un manque de volonté politique.

Mohamed Benabid

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