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    L'Edito

    Vol organisé

    Par L'Economiste| Edition N°:4589 Le 17/08/2015 | Partager

    L'Etat doit jouer aux pompiers pour arrêter une réaction en chaîne qui menace le cœur de son système judiciaire: sa crédibilité. Et pourtant on la voyait bien venir cette bombe des spoliations immobilières, dont un bout avait percé sous le générique des «prénotations», et qui a enflé au fil des ans. Avec au passage, des implications diplomatiques lorsque les rackettés, ressortissants étrangers, saisissaient leur chancellerie. Que le droit foncier marocain, et ses trous -encore un- aient contribué à une scandaleuse incitation au vol, qui peut s’en étonner? C’est bien ici où fleurissent les entraves à l’investissement, au développement, du fait de la complexité, l’éparpillement des textes. Le pire c’est lorsque les textes ne sont même pas une garantie de sécurité juridique!
    Dans le cas d’espèce, comme les trous s’accommodent bien d’un sport national, le faux/usage de faux et l’usurpation d’identité qui permettent de construire des droits de propriété fictifs, il faut donc se féliciter de ce nouveau statut de délinquance immobilière.
    Accepter ce statu quo, cadeau d’une «réforme» des gouvernements Abbas El Fassi, c’est bien évidemment récompenser les escrocs qui auront toute latitude, tant que la loi ne change pas, pour planquer ou recycler le butin. A charge pour les pauvres notaires et juges intègres, de dénouer les fils sinueux de la propriété authentique. Une réalité qui fait de l’ensemble des Marocains détenteurs de biens fonciers des victimes potentielles. Pendant que la mafia immobilière nargue la loi et est récompensée pour ses délits, ceux qui acquièrent honnêtement leurs biens doivent eux supporter les charges financières, la complexité des procédures et les tracasseries de toutes sortes.
    Aujourd’hui, un pilier fondamental du droit, la protection des biens, est attaqué. Il faut arrêter ce vol organisé.
    Mohamed Benabid

    Mohamed Benabid

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