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L'Edito

Voitures

Par L'Economiste| Edition N°:3961 Le 05/02/2013 | Partager

LE gouvernement vient de lancer un nouveau sujet de débats publics: le parc automobile des administrations. C’est un sujet très sensible, car bien des gens envient les fonctionnaires dotés de voitures.
Le parc de l’Etat constitue un peu moins de 4% du parc des voitures au Maroc, un parc qui a explosé au cours de ces toutes dernières années. Il a explosé à la faveur d’une croissance économique très forte, d’un élargissement inédit de la classe moyenne et aussi grâce aux subventions massives sur les carburants. Ce contexte mérite d’être rappelé.
Ensuite, pas de doute: il y a des abus. On ne gère pas sans risque, au litre d’essence près et au kilomètre près, un parc de 130.000 véhicules.
Mais il faut faire très attention à ne pas paralyser l’Etat, en croyant lutter contre un abus.
Le Maroc a l’expérience de ce dossier. Par démagogie comme par économie, il a déjà lancé le même type d’opération…
Il s’en est mordu les doigts, parce qu’il l’a fait sans discernement: la démagogie avait vite pris le dessus sur l’économie.
En limitant sans intelligence les voitures de fonction et leur usage, en l’espace de quelques semaines, des services publics ont cessé d’être rendus: finies les inspections sanitaires, très peu de services de santé et plus guère d’inspecteurs des écoles,  terminées les explorations minières, finie la surveillance des prix, terminés les secours aux indigents… Quant aux services de police et de sécurité, ce fut pire: ils ont continué à petit régime, dans les quartiers riches, quand les habitants payaient les pleins d’essence.
Où était la bonne gouvernance? En peu de temps, l’Etat protecteur de l’intérêt public ne pouvait plus servir que les riches tout en payant des armées de fonctionnaires consignés dans leur bureau par manque de moyens de transport!
Entre ce désastre et la lutte contre les abus réels, il y a une grande marge d’action, mais zéro place pour la démagogie.

Nadia SALAH

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