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L'Edito

Violences

Par L'Economiste| Edition N°:2309 Le 30/06/2006 | Partager

Israël a arrêté la moitié du gouvernement palestinien! Ceci met un terme à la fiction de l’Etat palestinien et probablement enterre le plan de paix issu d’Oslo. Jusqu’à présent, ce dernier, malgré tous ses avatars, était resté une référence, ne serait-ce que morale.Israël considère que le rapport de force à l’échelle régionale est totalement en sa faveur et de ce fait, elle reprend toute sa liberté d’action et de mouvement.En réalité, dans le fond, la situation est encore pire que cela.Il ne faut pas oublier que désormais l’Irak est sous occupation américaine. Les troupes américaines sont présentes au Qatar, au Koweït, en Arabie saoudite… Même la Syrie est directement sous la menace américaine et l’Egypte est très sérieusement déstabilisée par la pression des Etats-Unis. Le monde arabe du Moyen-Orient est revenu à l’ère de l’occupation étrangère. Il ne dispose plus ni de sa souveraineté, ni, par conséquent, d’aucune capacité d’action et de réaction organisée. Israël, allié stratégique des Etats-Unis, le sait et donc agit en conséquence.Sur le plan interne, dans le monde arabe, cela veut dire surtout que, peu à peu, les illusions se dissipent. La démarche de coopération par la négociation a échoué. La logique de la force reprend ses droits. Elle a commencé, d’abord, du côté des Etats-Unis et d’Israël. Les contrecoups, au sein du monde arabe, ne tarderont certainement pas, ce qui signifie plus de violences et plus d’extrémisme, ce dernier trouvant sa justification idéologique et militaire dans l’occupation étrangère elle-même.Tout se passe comme si les extrêmes des deux bords alimentaient mutuellement leurs surenchères. Sur un plan historique, nous entrons dans une phase extrêmement violente: les principes qui ont animé la deuxième moitié du XXe siècle sont peu à peu balayés. Le coupable principal en est l’administration américaine.Abdelmounaïm DILAMI

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