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L'Edito

Villes

Par L'Economiste| Edition N°:5398 Le 26/11/2018 | Partager
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Urbaniser sans trop de dégâts… l’un des plus gros chantiers et défis majeurs de ces prochaines années. En dépit d’un vocabulaire fleuri («Ville durable», « smart city», «éco-cités»), les échelles de réponse ne sont toujours pas au rendez-vous sur les fonctionnalités de base: logement, emploi, mobilité, loisirs, services de proximité...

Avec dans la foulée des logiques contradictoires où, sous la pression des lobbys immobiliers et de ceux qui vivent de sa chaîne, l’incapacité à réguler équitablement le foncier urbain en est l’un des symptômes manifestes. Pour ne citer que les grandes villes, les déceptions quoiqu’on dise sont nombreuses et leurs gestions par les équipes issues des dernières communales méritent à peine la mention passable.

Comme à Fès où les attentes sociales sont immenses, mais qui s’illustre plus par ses fontaines que ses usines. A Marrakech où l’argent du tourisme est visible partout sauf dans des quartiers pauvres que des murs cache-misère camouflent à peine. A Casablanca, ville où les tentatives de requalification urbaine restent timides tandis que la réhabilitation du centre-ville échoue lamentablement (voir article).

Aussi spectaculaires soient-elles, des expériences urbanistiques qui ne permettent pas d’embrayer sur des transformations de ce type sont d’un effet limité. Les traitements technocratiques sont perceptibles, mais les portages politiques ainsi que les efforts d’innovations institutionnelle et sociale font cruellement défaut. Tout comme l’intégration de logiques citoyennes à même d’améliorer les processus de gouvernance en amont dans des postures de chien de garde.

L’urbanisation n’est pas un goulet, au contraire c’est un puissant levier de développement. Dans son scénario idéalisé, elle doit viser à faire des villes marocaines des produits compétitifs capables de rivaliser avec leurs homologues internationales. Tout en restant vigilante pour garder ses habitants au centre des préoccupations.

 

 

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