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L'Edito

Vieux papiers

Par L'Economiste| Edition N°:4361 Le 18/09/2014 | Partager

Un proverbe dit: «si tu es ruiné, va fouiller dans les papiers de ton grand-père», sous-entendu, tu trouveras bien quelque vieux grimoire t’autorisant à réclamer quelque chose à ton voisin… plus les intérêts.
C’est ce que fait l’administration fiscale. Aucun des timbres, taxes et droits qu’elle exhume n’est faux, aucun n’est abrogé. Rien d’abusif donc. On les avait oubliés, parce que les modes de vie, les façons de commercer, de transporter, d’acheter… ont changé sans qu’on s’en rende compte, persuadés d’agir encore aujourd’hui, comme hier ou avant-hier.
Un droit de timbre, par exemple, sur les paiements en liquide, on peut l’envisager dans une société pré-industrielle, connaissant peu la consommation de masse.
Le Maroc  n’est plus ainsi: imagine-t-on la caissière du supermarché facturer un supplément pour les paiements en liquide, alors que c’est ceux-là qui sont les plus rapides? Donc les plus adaptés au travail qu’elle effectue? De plus, son employeur est de son côté, puisque c’est un paiement sûr, contrairement aux chèques, et un paiement sans coût, contrairement aux cartes.
La réalité du terrain montre que ce sont les distributeurs modernes qui sont les plus respectueux du fisc et de l’ensemble des lois sociales et économiques. Les viser directement au nom d’un soupçon de fraude au chiffre d’affaires revient à ajouter une injustice à la concurrence déloyale que leur livre le commerce informel. On sait bien que le fisc n’a ni les hommes, ni les moyens de s’attaquer à l’informel. Il avait très bien commencé, tant que l’Etat ne lui avait pas mis la pression pour trouver de l’argent très vite et à tout prix.
Dans les années 80, quand l’Etat s’est financièrement crashé, il avait rétabli l’impôt sur les chiens non vaccinés. Les chiens abandonnés s’étaient multipliés, la fourrière a été débordée, la rage a progressé. Nous sommes sur le même chemin.

Nadia SALAH

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