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    L'Edito

    Vieille économie

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5365 Le 05/10/2018 | Partager
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    Le Maroc n’est plus parmi les émergents. Il est de plus en plus rarement cité parmi les «pré-émergents». Faut-il le regretter? Oui, bien sûr… Quoique… 
    Les choses ne sont peut-être plus si tranchées aujourd’hui. 
    D’abord la «financiarisation» de l’économie a cessé d’être la référence absolue, dans les espaces nationaux, comme dans les espaces globalisés.  Le fétichisme financier, dans lequel le Maroc n’était jamais tombé, s’arrête doucement et ce pour le bien de tous.
    Commence aussi une remise en perspective d’autres formes de fétichisme, ayant porté le meilleur et le pire de l’économie numérique. A petits pas et à reculons, les puissantes entreprises de ce monde-là entrent dans une normalité de gestion: des caprices commencent à céder devant la détermination des Etats, pour les taxes un peu,  mais pas encore pour le respect des droits des travailleurs. Innombrables furent les voix qui reprochèrent au Maroc de ne pas être dans la course. Ce qui était à la fois beaucoup vrai et un peu faux. Le tissu économique s’est taillé de discrètes positions, qui mériteraient d’être starisées, comme celle d’HPS et sa carte mondiale.
    Si les icônes des 10-15 dernières années s’écornent, d’où sortiront les prochaines exigences que la mode, le marché et les organisations internationales vont imposer? 
    Un ratio fait la course en tête: la balance courante (import-export de biens et services, revenus et transferts courants). Ce très vieil indicateur retrouve une jeunesse. On l’applique de plus en plus aux pays riches en crise, aux pays émergents et aux pauvres. Normal: c’est le seul chiffre capable de dire si un pays gagne sa vie ou s’il mange sa chemise, mettant incidemment ses habitants et ses partenaires en danger.
    Mieux: c’est le seul qui parle de productions bien réelles, entre autres, et avant tout d’industries pures et dures. Et le Maroc a un pas d’avance à garder: de la vieille économie pour un nouveau paradigme.
     

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