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L'Edito

Turquie

Par L'Economiste| Edition N°:1919 Le 17/12/2004 | Partager

L'entrée de la Turquie dans l'Union européenne est un point central aux implications dépassant largement l'aspect économique et régional de la question. En effet, le rejet de la candidature turque serait compris et vécu à l'échelle planétaire comme une volonté délibérée de rupture avec le monde musulman, cette rupture tant recherchée par Ben Laden et ses adeptes.Il ne faut pas oublier que par l'héritage d'Atatürc dont la laïcité est un élément déterminant, par ses choix politiques et économiques actuels, la Turquie est le pays qui est allé le plus loin dans sa volonté d'occidentalisation. Si ce pays est rejeté, parce qu'il comporte des origines et des références musulmanes, le message devient clair pour les autres sociétés. Il dit brutalement qu'il est inutile de faire des efforts car vous ne serez jamais intégrés.Comment savoir si les dirigeants européens saisissent combien ce message serait terrible pour l'avenir et pour le monde entier? En tout cas, de ce côté-ci de la Méditerranée, les élites occidentalisées sont conscientes de prendre là un tournant décisif.Il est désolant pour l'humanité de s'apercevoir en ce début du XXIe siècle que les différences religieuses peuvent encore être considérées comme des éléments déterminants dans les choix politiques et stratégiques. Ce serait la grande victoire de Ben Laden et des fanatiques, que de réussir à imposer à l'ensemble de la planète ces critères.Le rejet de la candidature turque remettrait en cause tout le processus en cours, de la démocratisation du monde arabe jusqu'à l'ouverture économique… Tout cela ne deviendra que du vent, le fond des choses revenant cinq siècles en arrière, pour dire qu'il y a toujours l'irréductible distinction et opposition entre les chrétiens et les musulmans. Cela représenterait une régression phénoménale pour l'humanité tout entière et annoncerait des conflits sans fin.Abdelmounaïm DILAMI

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