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    L'Edito

    Turbulences

    Par L'Economiste| Edition N°:2754 Le 11/04/2008 | Partager

    Le textile en ce moment, c’est un peu Jean qui rit et Jean qui pleure. Alors que les opérateurs de la zone euro n’ont pas trop à se plaindre de la conjoncture de l’effet de change, ceux de la zone dollar subissent de plein fouet la dépréciation du billet vert. Les opérateurs ne peuvent plus prendre des commandes qui risquent de les faire passer dans le rouge. Leur calvaire rappelle une réalité bien amère, à savoir que la mondialisation est à double tranchant lorsque les carapaces ne sont pas assez solides pour y faire face. Mais ne versons pas pour autant dans le catastrophisme. Que ces tensions aient un effet à court terme sur le développement de ces entreprises, sur l’emploi, il ne fait pas de doute. Mais ce n’est pas une rupture durable car la crise ne risque pas de remettre en cause les facteurs de succès de la filière. Le textile en a vu d’autres, comme de s’adapter à l’ogre chinois en investissant dans la productivité, en révisant son organisation…En outre, l’impact disparate de l’effet de change sur le secteur traduit bien son degré de diversification. Finalement, c’est une opportunité de ne pas avoir mis tous les œufs dans le même panier. Il y a tout de même un problème. Nos opérateurs continuent d’être handicapés par des insuffisances structurelles pour lesquelles notre pays n’arrive pas à trouver d’éléments de réponse: un marché du travail rigide, l’insuffisance de main-d’œuvre qualifiée… Bref, des déficits qui ne sont pas pour encourager un fonctionnement normal du marché, qui ne lui permettent toujours pas de composer confortablement avec le risque de change. Du coup, les entreprises marocaines subissent les contrecoups des crises internationales sans pour autant être dotées d’outils pour répondre à ces turbulences. Elles souffrent en silence.Mohamed BENABID

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