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    L'Edito

    Trump

    Par Nadia SALAH| Edition N°:4895 Le 10/11/2016 | Partager
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    Une fois passées les facéties  sur l’éléphant (emblème du parti républicain), qui «trump», le débat se polarise  sur le résultat du scrutin américain, un résultat que n’ont pas vu venir les sondages.
    Des observateurs marocains font remarquer que les électeurs américains ont peut-être plus voté contre les symboles portés par Hillary Clinton que pour Donald Trump lui-même. Ils ont raison si l’on considère que des Etats-Unis à l’Europe centrale en passant par l’Inde, la Turquie ou le Maroc, les options populistes ont le vent en poupe.
    L’axe est partout le même: anti-système, anti-élite, anti-femmes, anti-étrangers... souvent appuyé sur la religion dominante dans son pays. La stratégie fonctionne même si le candidat est lui-même membre de l’élite et pur produit du système. La vérité et l’exactitude comptent moins, en ce domaine, que les images et l’imagination. La démocratie par les urnes n’y gagne pas: on en convient, mais comment faire autrement?
    Vu du Maroc, il faut noter que Trump promet des hausses de dépenses publiques, qui s’appliqueront dans un pays en forte croissance: c’est bon pour les fournisseurs, surtout les petits. Le Royaume y est peu présent, malheureusement.
    Contrairement à Hillary et aux démocrates, le nouvel élu n’a pas d’option de soutien au Polisario, pas plus qu’il n’a un «devoir moral» de détruire les régimes qui ne l’intéressent pas. Il aura aussi, espérons-le, à cœur de s’informer sur la situation sociale marocaine pour remplacer les approximations (volontaires?) de Michelle Obama.
    Et puis les rieurs noteront que Rabat va se trouver de fait dans le même groupe qu’un dictateur montant, le Turc Erdogan, très fâché de voir les Clinton et Obama soutenir avec force argent et armes les Kurdes.
    Dans ce monde redevenu impérial, on ne choisit pas ses voisins.

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