×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

L'Edito

Truanderie

Par Nadia SALAH| Edition N°:5016 Le 04/05/2017 | Partager
nadia_salah_s.jpg

Encore un accrochage entre le gouvernement et les élus de la CGEM sur la douloureuse question des délais de paiement.  Lors de la discussion de la loi de finances, l’équipe d’El Othmani a laissé un peu de mou sur la question des délais de paiement. C’est certainement un progrès. Avec Benkirane, c’était soit du parler pour ne rien faire, soit la surdité absolue: une stratégie qu’on peut comprendre vu l’état des finances publiques.

 En ce moment, on a une petite détente avec une bonne campagne agricole et un redressement en Europe, si Marine Le Pen ne le casse pas. Le ministère des Finances n’a pas recalculé l’impact de ces faits sur les finances publiques, pas plus qu’il n’a fait de projection sur le prix du gaz.

Voilà pour le contexte.
Puisqu’il y a des perspectives d’amélioration, pourquoi ce nouveau différend avec la CGEM?  Parce que le gouvernement en faisant mine de payer ses dettes veut au passage plumer ses créanciers.  Il propose de payer avec des bons du Trésor mais refuse que le taux de pénalité de retard soit le taux d’intérêt  du marché. Ce qui serait le minimum de l’équité. Il met la barre de la négociation en dessous du rendement des bons du Trésor. En un mot comme en cent: c’est du brigandage, juste pour maquiller ses comptes.

L’Etat est incorrigible. Ce serait amusant, si les entreprises n’en mouraient pas, avec leur cohorte de chômeurs  et la progression de la pauvreté qui en découle.

Pourtant, il n’y a pas que cela dans cette truanderie. Elle dit deux choses. D’abord, ce maquignonnage révèle qu’il n’y a pas de politique de développement pour le Royaume, alors que l’on sait que le développement vient des entreprises.  Ensuite, plus désastreux, la conception, la toile de fond des finances publiques, est sans éthique. On refuse de penser aux conséquences que pourrait avoir ce contexte.

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc