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L'Edito

Tractations

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5599 Le 24/09/2019 | Partager
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Dans les liens entretenus avec les élites politiques, il est toujours tentant de traquer l’espoir d’une moralisation des pratiques. La perspective d’un remaniement aurait pu avoir à cet égard des vertus inestimables, en ce sens qu’elle donnerait une nouvelle chance d’observer les traces d’une transformation tant attendue. C’est raté pour ce rendez-vous aussi.

Les propositions de remplacements continuent d’être concoctées dans le plus grand secret. L’opinion n’a dès lors que ragots et rumeurs pour évaluer le risque des futurs castings pour la qualité de conduite des politiques publiques.

Certes, il s’agit avant tout d’un remaniement technique, où le rebrassage des cartes intervient sans électeurs ou hors élections anticipées.

Il faudra attendre 2021 pour voir enfin les différentes formations se préoccuper d’une recomposition un peu plus politique et intégrer un tant soit peu la théorie du vote rétrospectif, c’est-à-dire un souci d’explication et de communication bilantielle avec l’espoir d’influencer les votants.

Il existe pourtant une vie en dehors des échéances électorales et autant d’occasions de se réconcilier avec la population et rassurer sur les coulisses d’un nouveau gouvernement.

De la transparence sur les critères retenus pour proposer des candidats ministrables ou en écarter d’autres serait la meilleure réponse au sentiment de défiance vis-à-vis de la classe politique.

En réalité, pour les remaniements tout comme pour la constitution des majorités gouvernementales, c’est bonnet blanc et blanc bonnet, les directions des partis gardant la main pour le contrôle des structures de représentations ministérielles. Sans garantie sur le produit final.

S’il subsistait un doute sur la gravité de la pathologie du champ politique, les conditions de tractations pour un nouveau gouvernement suffiraient dès lors à le lever.

 

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