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    L'Edito

    Tourisme

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5544 Le 27/06/2019 | Partager
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    LE tourisme s’offre deux bonnes nouvelles, pour le prix d’une, en ce début d’été. D’une part, le Maroc revient en force (moins que la Tunisie tout de même) dans les choix des réservations de vacances du principal marché émetteur, la France. D’autre part, Saïdia lance un test grandeur nature pour braver l’une des principales malédictions des stations Azur: la saisonnalité. Cette actualité donne l’occasion de tracer en filigrane les contours de ce que devraient être les priorités pour ce secteur. Améliorer la structure de l’offre en est une. On le sait, les tentatives de diversification sont faiblement perceptibles alors même que les tendances mondiales plaident pour un renouvellement de l’argumentaire en dehors du tourisme balnéaire classique. Le tourisme est une affaire d’émotion et d’expérience client. D’abord l’émotion: une manne qui peut doper l’offre toute l’année, mais suppose que les packages proposés sortent des sentiers battus. En fabulant sur une vieille légende, le monstre du loch Ness, l’Ecosse, une nation de 5,5 millions d’habitants, attire 1 million de visiteurs par an sur ce seul site. Au Maroc, les arguments pour vendre des mythes et construire de la scénographie touristique ne manquent pourtant pas: l’Atlantide, les grottes d’Hercule... Très peu de régions y excellent à vrai dire. Lorsque Fès investit dans la rénovation des monuments et façonne son attractivité autour de spectacles spirituels et historiques, Safi n’est pas capable d’ériger un musée à la mémoire d’un navigateur scientifique norvégien qui y a expérimenté un voyage inédit dans les années 70. Ensuite, l’expérience client. C’est le grain de sable qui peut potentiellement gripper la machine. Elle suppose que le produit soit irréprochable sur toute la chaîne: hôtel, infrastructure de transport, de santé, et aussi que le citoyen s’approprie les enjeux, ceux des risques de comportements (arnaque, harcèlement) ou de normes (hygiène tout particulièrement). La consolidation du cycle des affaires dans le tourisme est à ce prix.

     

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