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    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5218 Le 27/02/2018 | Partager
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    Il n’a jamais été aussi tentant de créer une startup. L’argent est là, ou du moins un peu plus. On le sait, les financements privés n’aiment pas beaucoup le statut de capital-risqueur. C’est donc à l’Etat d’y remédier dans un rôle d’amorçage.

    De là à acter l’eldorado des Techs marocaines, c’est un pas qu’il faut se garder de franchir pour l’heure. Quelques sujets fâcheux permettent de prendre la mesure de ce qui reste à accomplir. Ils convergent pour une bonne part vers la question du climat des affaires et expliquent pourquoi le Maroc n’a toujours pas réussi à créer un réel écosystème startups comme il l’a fait avec ses métiers mondiaux.

    D’abord, il faut trouver les projets. Un écueil que confirment régulièrement la plupart des fonds d’investissement. Dans la foulée, l’effet d’éviction réoriente le plus gros du financement vers le capital développement, là où il y a le moins de risque. Les promesses de politiques R&D sont ambitieuses, mais ne résistent pas à l’examen: le Maroc dépose 300 brevets par an quand la Turquie et la Roumanie en sont à 6 fois plus. Un déficit qui refroidit l’enthousiasme des accélérateurs, incubateurs et autres investisseurs.

    Il faut ensuite tenir compte de l’incapacité à développer une culture entrepreneuriale. Un regrettable paradoxe s’il est rapporté à la nouvelle bulle internet. Celle-ci dope la demande de talents technologiques, mais ne se transforme pas systématiquement en entreprises locales, les geeks et développeurs marocains semblent condamnés à coder pour les autres, cassant au passage le mythe des frontières fermées de l’Europe, ou à hacker faute de se lancer à leur compte.

    Enfin des freins juridiques avec des réglementations du travail obsolètes qui obligent les entreprises à récompenser le travail à vie.  L’arrivée de nouveaux fonds donne de l’allant à l’écosystème startups... en attendant le vrai déclic.

     

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