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    L'Edito

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    Par L'Economiste| Edition N°:4554 Le 24/06/2015 | Partager

    Les régimes de protection sociale ont besoin de réformes, pas de langue de bois. Que penser de la tournure du débat autour du principal régime d’assurance maladie du pays, celui des fonctionnaires, si ce n’est qu’elle est dévoyée.  Car que dit, en substance, ce directeur de la Cnops, que l’on semble vouloir faire passer pour le franc-tireur impétueux qui noircit trop le tableau, c’est que les prestations augmentent beaucoup plus vite que les cotisations et qu’il faut anticiper dès maintenant un gros bug financier. Ces déficits se sont produits dans la plupart des pays qui ont eu à gérer le risque maladie. Et si ce n’est toujours pas compris, que l’on prenne la peine d’aller consulter les assurances privées, lesquelles ont réalisé, depuis des années, que le risque maladie ne pouvait être rentable qu’en produit d’appel!
    Dans le cas de la Cnops, qui couvre 3 millions d’assurés,  la situation technique se dégrade depuis trois ans. Quoi de plus logique en somme que tenter d’en atténuer la gravité à moins d’accepter de baisser le niveau de protection.
    Alors qu’il s’agit d’aider à diagnostiquer sans complaisance, l’autorité de régulation, ANAM, dans une réaction de déni, semble non seulement esquiver ce débat, obtenant au passage une étrange caution du ministère de la Santé, mais elle jette de l’huile sur le feu en s’en prenant implicitement au porteur du message. Vraisemblablement, l’exercice de  vérité ne fait pas l’unanimité. Le pire qui puisse arriver à l’échafaudage de régimes de protection sociale au Maroc, c’est celui d’une crise de crédibilité, en plus de la financière. En particulier dans une situation où l’Etat est en même temps la demande de soin, l’assureur, et le régulateur. Une partie de la technostructure ne voit pas ou feint de ne pas voir de menaces pour des raisons d’opinions publiques. Une manière irresponsable de mettre la poussière sous le tapis.
    Mohamed BENABID
     

    Mohamed BENABID

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