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L'Edito

Tant de tristesse

Par Nadia SALAH| Edition N°:5807 Le 20/07/2020 | Partager
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C'est avec tristesse que l’auteur écrit ces lignes. Une tristesse d’autant plus amère qu’elle a été précédée d’une grande joie, d’une grande fierté. Comme sans doute pour la grande majorité des Marocaines et des Marocains.

Ce n’est pas si vieux. Trois mois, trois mois et demi. Combien d’entre nous ont douté de leurs oreilles en entendant que «l’admirable petit Maroc» cousait des masques pour tout le monde, allait chercher les malades et savait aussi bien que tout le monde (peut-être mieux que personne) les soigner et qu’il y avait peu de morts, ce qui est encore vrai aujourd’hui. Et des policiers si gentils et pédagogues.

Nous savions tous que le Roi était à la manœuvre, que s’il était là, c’est que les choses étaient graves. Les spécialistes ont aussi observé que la machine de guerre financière était super bien conçue.

Ce serait mentir d’ignorer les vilains petits canards qui ont tenté de tirer la couverture à eux. Ils sont indignes du nom d’industriels ou de pharmaciens. Que leurs confrères se chargent de nettoyer les rangs.

Cette fierté est morte. Remplacée par la tristesse, devant tant de cafouillages. Peut-on s’amuser à confiner/déconfiner quand on découvre que les tests ne sont pas si fiables qu’ils le devraient (c’est mondial) et qu’il faut 5 à 7 jours pour avoir des résultats. Passons sur le reste.

De semaines en semaines, le Parlement est devenu de plus en plus marginalisé, les informations ont été gauchies, la société civile… confinée.

Les choses sont telles, qu’il n’y a plus rien d’autre à faire que d’arrêter l’état d’urgence et de remettre toutes les institutions civiles, politiques, sanitaires et sécuritaires aux places qui sont les leurs. Avant que la tristesse cède sa place à plus grave.

 

 

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