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    L'Edito

    Survie

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5624 Le 29/10/2019 | Partager
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    On a fait un peu trop vite de la carte «startup» une planche de salut disruptive pour l’entrepreneuriat marocain. La réalité est plus amère. Beaucoup d’expériences ont du mal à démarrer en production comme le fait ressortir notre enquête. Les startups, une chimère finalement? A voir.

    En tout cas, il est grand temps d’évaluer la portée des efforts institutionnels qui se veulent sur ce dossier importants et soutenus. Il y a sans doute une dérive amplifiée par des effets de mimétisme et une rhétorique discursive, pour un sujet devenu un bon client tant pour rajeunir les programmes politiques que pour alimenter une littérature et des incentives abondants sur les toolkits du startupper modèle.

    Le mythe des licornes, Fintechs et même des Bigtechs y est suffisamment matraqué, mais pas assez l’envers du décor. Celui des traversées du désert lorsque le cash commence à faire défaut et que les bons samaritains financiers des premiers jours, lesquels affectionnent les entreprises en transformation, mais moins en amorçage, ne décrochent plus leur téléphone.

    Dans cet épisode, où l’on ne décèle pour l’heure que la première mi-temps du cycle schumpétérien de «destruction créatrice», l’erreur serait de s’affranchir de la prudence et du réalisme des vraies lois de l’économie. C’est-à-dire qu’est-ce qui fait une source de valeur et, idéalement, qu’est-ce qui rend un bien monétisable.

    Lorsque ce n’est pas le cas, il est alors prudent de disposer de suffisamment de gras pour pouvoir tenir jusqu’à ce que l’idée, le concept, l’invention puisse devenir un bien marchand. Et ensuite d’encore plus de gras pour permettre à son projet de grandir.

    Ces précautions sont moins valorisantes pour l’ego de l’entrepreneur que les rêves stratosphériques de l’innovation. Mais elles lui garantissent au moins l’instinct de survie.

     

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