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L'Edito

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Par L'Economiste| Edition N°:3971 Le 19/02/2013 | Partager

Encore un test pour la viabilité de l’AMO. Oui le tiers payant, il fallait bien en accélérer la cadence  car c’est ce qui permet aux assurés de mesurer pleinement l’étendue de la prise en charge médicale, l’obligation de déboursement  par le malade étant éliminée ou réduite.
Maintenant, se contenter de dire que c’est une réforme inédite sans en estimer les enjeux ou en minimisant les risques, serait faire preuve de cécité.
On le sait, il est demandé à l’AMO beaucoup de choses: de solvabiliser la demande de soins, de soigner le déficit de couverture médicale, de rassurer pharmaciens et médecins qui y adhèrent, lesquels s’inquiètent  des délais de remboursement... Et tout cela en veillant à ce qu’il n’y ait pas de dérive financière. Jusque là les résultats n’ont pas été mauvais. L’approche par petites doses du  système d’assurance maladie à la marocaine, du moins dans le privé, a permis d’éviter quelques écueils. La situation pourrait se compliquer dès que le régime commencera à atteindre sa vitesse de croisière. Le risque  serait maintenant de considérer que le système va s’autoréguler de lui-même. Il y a tellement d’habitudes qui se sont installées, au fil du temps, dans un secteur où les mœurs ne sont pas facilement contrôlables. Si l’on n’y prend pas garde, la tentation pourrait être celle de décisions prises à la faveur des capacités de mobilisations syndicales ou corporatistes et pas nécessairement en fonction d’une logique économique ou sanitaire. Il y aura donc toujours des résistances. Le malade n’est pas un consommateur comme les autres puisque d’autres décident pour lui: médecins, cliniques… et ne l’oublions pas, certains producteurs de soins ont, en dépit de grilles de nomenclatures des actes,  censées mettre de l’ordre, une liberté tarifaire qu’ils finissent par perdre avec la couverture médicale!
La survie du système dépendra donc de la capacité de tout un chacun à intégrer la réforme.

Mohamed Benabid

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