×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    L'Edito

    Super-injuste

    Par L'Economiste| Edition N°:2779 Le 19/05/2008 | Partager

    Est-ce un hasard de calendrier ou le début d’un vrai débat de société? Coup sur coup, l’incendie meurtrier de Casablanca, une manifestation devant la CNSS, le Dialogue social, deux ou trois séminaires sur les couvertures et la fiscalité… soulignent l’impact des charges sociales et fiscales. Par rapport au PIB, toutes deux ne pèsent pas très lourd. Si l’on ne regarde que ce ratio, le Maroc serait un pays super-attractif, puisque c’est l’endroit de la région où ces charges sont les moins lourdes… Sauf que tout le monde ne les paye pas. En fait, le Maroc n’est pas un pays super-attractif, c’est un pays super-injuste où les mauvais citoyens, les mauvais cotisants, les mauvais contribuables… font que les bons sont surtaxés. Pis, c’est un pays super-super-injuste où les bons contribuables et les bons cotisants payent pour faire fonctionner des services publics, lesquels s’abstiennent soigneusement de faire la chasse aux fraudeurs! Nous payons, et nous payons cher, pour que d’autres viennent nous faire de la concurrence déloyale sur nos propres marchés parce qu’ils n’acquittent ni cotisations sociales ni impôts! Plus encore: malgré toutes les pressions, y compris celles de la CGEM, autant la CNSS que les Impôts font la sourde oreille.Quelques-uns diront qu’il vaut mieux des emplois informels, clandestins que pas d’emplois du tout. C’était peut-être vrai il y a des décennies, quand le Maroc n’avait pas les besoins de solidarité qu’il a aujourd’hui. En effet, que se passe-t-il quand on néglige de lutter contre les fraudes fiscales et sociales? Il se passe que les emplois informels chassent les emplois formels. Des pans entiers de la société glissent alors dans l’informel, et tout le système de solidarité moderne est menacé. Or l’enjeu central du Maroc d’aujourd’hui est justement de bâtir une société solidaire. Avec les fraudes fiscales et sociales impunies, on est loin du compte.Nadia SALAH

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc