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L'Edito

Statu quo

Par L'Economiste| Edition N°:4663 Le 08/12/2015 | Partager

C'est un dossier éternelle- ment privé d’un fabuleux destin qui s’invite à des as- sises à skhirat aujourd’hui. sur le foncier, c’est souvent les mêmes rengaines, les mêmes promesses, les mêmes perspectives de change- ment... Des espoirs qui s’évanouis- sent rapidement à l’épreuve des faits. Le foncier, c’est chaque année la terreur bleue des rapports Doing Business pour ne prendre que le seul prisme du climat des affaires. et souvent, lorsque tombe le vernis, au bout d’éphémères frémissements dans les classements les fragilités ressurgissent. Une grande partie du foncier au Maroc est confinée à un statut guère valorisant, au mieux de patrimoine illiquide, au pire d’ac- tif mort. Le foncier ne sera jamais ressource tant que la collectivité ne pourra en mobiliser l’usage, ba- fouant au passage un principe éco- nomique de base à savoir que la propriété foncière sécurise l’inves- tissement.

Les réformes foncières sont déce- vantes et n’arrivent pas à créer une filière qui fonctionne. et à aucun moment elles n’ont été compensées par les lois du marché, incapables à elles seules de réguler ou de contrer les manoeuvres spéculatives. Une crise que les politiques d’aménage- ment du territoire sont incapables d’enrayer. L’etat tente aujourd’hui de jouer aux pompiers mais les py- romanes le souhaitent-ils? Même si le Maroc a hérité de son passé colonial une structure foncière très inégalitaire, il n’a jamais été une terra nullius juridique. A vrai dire, dans un pays où l’on ne jure que par l’immatriculation et le titre foncier comme droits de propriété reconnus, les trous des lois ne sont souvent qu’un prétexte à l’inertie et au statu quo de l’opacité, «péché mignon» de l’ensemble des transactions. Dans la liste des priorités, s’il y a donc un dysfonctionnement à corriger, c’est d’abord de rendre le marché trans- parent. 

 

Mohamed BenaBid

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