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L'Edito

Spirale

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5793 Le 30/06/2020 | Partager
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A l’heure où la santé sort grandie de la crise Covid, il paraît un peu déplacé de regarder sous le tapis... Il faut pourtant bien se rendre à l’évidence, il est largement temps de mettre de l’ordre dans l’industrie pharmaceutique.

Comme semble y appeler implicitement le Conseil de la concurrence dans l’avis sur le secteur.

Paradoxalement, voilà l’une des industries les plus contrôlées, les plus régulées, mais qui aujourd’hui donne des allures de marché sans pilote. Il existe ainsi une direction de la pharmacie et du médicament qui a un quasi droit de vie et de mort sur le secteur.

Comment expliquer dès lors que ces dérives, que constate officiellement le Conseil de la concurrence, que le Parlement a dénoncées il y a des années dans un rapport révolutionnaire et que L’Economiste n’a de cesse de signaler depuis des années dans ses analyses et éditos n’aient pas déclenché le sursaut souhaité?

En réalité, les pouvoirs publics ne sont totalement pas irréprochables dans une politique du médicament qui a donné lieu à une architecture hybride. D’un côté, un marché supposé ouvert et respectueux des fondamentaux de l’économie de marché. De l’autre, un empilement de règles et d’autorisations, justifiées par les spécificités du produit, le médicament en l’occurrence, mais qui semblent permissives à l’opacité, aux négociations en coulisses.

Lesquelles faussent les mécanismes de concurrence et nourrissent fréquemment interrogations et polémiques. Quand ce n’est pas sur les déterminants des prix, c’est parfois  sur l’utilité des médicaments, les dessous de certains marchés publics ou encore les conflits d’intérêts entre labos et médecins.

Finalement, ni autorégulation naturelle ni efficacité de l’intervention publique. Au-delà de la prise de conscience, qui va donc arrêter cette terrible spirale?

 

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